Les délires d'Akakia

jeudi, juillet 21, 2022

LE 350e ANNIVERSAIRE DE CHICOUTIMI : Que nous réserve Saguenay, la ville désincarnée, le grand parking saguenéen ?

 


LE 350e ANNIVERSAIRE DE CHICOUTIMI : démocratie municipale défaillante, histoire, patrimoine et rendez-vous identitaire. Que nous réserve Saguenay, la ville désincarnée, le grand parking saguenéen ?

Le 5 juillet de la présente, je me suis présentée à la séance publique du conseil municipal de Saguenay (sic !). Cela faisait des années que je n’avais pas assisté à un tel événement. La dernière fois, c’était pour pourfendre Jean Tremblay sur la question du patrimoine bâti. Le problème n’ayant pas été résolu depuis, je m’étais dit que le sujet des fêtes du 350e anniversaire de Chicoutimi dont on a commencé à parler pour 2026, était une bonne occasion pour y faire une visite citoyenne.

J’ai assisté à la séance jusqu’à la toute fin. Ce qui m’a surpris, c’est de constater l’état de soumission totale de tous les échevins envers Madame le maire. Je ne sais pas ce qui en est la cause, mais ce n’est pas ça une démocratie. Là, je me suis surprise à regretter le temps d’Ulric Blackburn et celui de Jean Tremblay.

Une démocratie municipale, c’est un lieu commun où les citoyens représentés par un échevin peuvent faire entendre leurs besoins et leurs projets via leur échevin qui doit en débattre devant ce collège. Pas besoin d’être d’accord. Il suffit de présenter, de questionner, d’éprouver et de décider sur le fond ce qui sera bon pour le bien commun et à l’avantage des citoyens. JE N’AI RIEN VU DE TOUT ÇA ! Totale soumission. Je suis franchement inquiète de la santé de notre démocratie à tous égards.

Regardez la question de la réaffectation de la prison de Chicoutimi, des arbres qu’on y a coupés sans projet d’ensemble pour aménager un autre parking . Idem pour les arbres de l’ex Maison de La Presse. On a fait la même chose avec le nom de Chicoutimi et avec tout le patrimoine bâti. Imaginez seulement ce que serait cette foutue ville désincarnée, si les centres villes de Chicoutimi, de Jonquiere et de la Baie avaient été préservés. On a tout gaspillé. Pour ce conseil de ville, il apparaît de toute évidence que l’oubli de ce que nous sommes par l’histoire, la culture et le patrimoine, est la seule voix à entendre. 

LES FÊTES DU 350e, mon œil ! Et pourquoi faire ? Dans ce conseil de ville depuis la grande fusion, le nom de Chicoutimi fait mal ! Les gens de Jonquiere et de La Baie détestent Chicoutimi. C’est d’ailleurs grâce à leur acharnement que ce nom mythique a été flushé lors de la création de la nouvelle ville. Partout où cela a été possible, on l’a effacé, éradiqué du paysage. On a même repeint les tours d’eau pour le remplacer par Saguenay, enlever les panneaux de signalisation, réécrit des livres d’histoire pour le réduire à rien. Des fêtes pour célébrer quoi ? Qui ? Bazire ou McLeod ? Nous ne sommes même pas foutus d’entretenir nos monuments, et encore moins foutus d’en élever de nouveaux. Dans le contexte des fêtes du 350e, ce que je redoute, c’est qu’il y a déjà des gens dans la course pour obtenir des subventions, mais qu’ils n’ont pas une foutue idée de ce qu’il faudrait faire. La première question à se poser : si fêtes il y a, que faudra-t-il qu’il nous reste en patrimoine ajouté pour marquer ce que nous sommes et servir de points d’ancrage identitaire quand ces fêtes seront terminées ?

Akakia

lundi, juillet 18, 2022

Armes à feu fantômes, je vous avais pourtant averti…

 


ARMES FANTÔMES. JE VOUS AVAIS POURTANT AVERTI !

Ce matin, dans plusieurs médias, plusieurs articles consacrés aux armes à feu de fabrication domestique. Vous (politiciens et anti-armes à feu) êtes en train de perdre le contrôle et c’est par votre faute, par votre très grande faute !  Je suis dans le domaine des armes à feu depuis plus de cinquante ans. J’ai pratiqué le métier d’armurier professionnel pendant de nombreuses années. J’ai publié de nombreux articles et des volumes d’histoire montrant leur importance et leur évolution dans nos sociétés ; des textes qui, en passant, ont été vantés par les chercheurs d’Europe et des Etats-Unis, (mais méprisés par ceux de mon propre pays). Depuis le projet de registre québécois des armes à feu d’épaule, j’ai tenté à de multiples reprises de vous informer de ce qui s’en venait et vous ne m’avez pas écouté. Vous avez préféré écouter les débilités mensongères de Polysesouvient et des diseuses de bonne aventure qui vous ont magistralement induits en erreur à ce sujet. N’ayant en tête que les votes que cela pouvait vous rapporter, vous avez préféré vous en prendre aux honnêtes citoyens respectueux des lois, des gens honnêtes  qui auraient pu faire partie de la solution. Eh bien nous voilà maintenant en plein dedans, bien pris jusqu’au cou. 

Et ce n’est qu’un début…

Le Québec et l’histoire en sont aujourd’hui témoins. Dans le mémoire que j’avais préparé dans le contexte de la Commission parlementaire instituée pour justifier la création d’un registre québécois des armes à feu ordinaires, j’avais tenté de vous éveiller à ce danger potentiel de la prolifération des armes fantômes, et vous n’avez même pas voulu me donner l’occasion de vous présenter mon mémoire, préférant en cela ne donner de la voix qu’aux anti-armes à feu. Devant ce refus, j’avais donc écrit et publié un livre pour bien faire connaître mon point de vue. Soucieuse d’aider à vous faire entendre la raison, j’avais même rencontré M. François Legault à Chicoutimi, alors qu’il était en pleine campagne électorale qui allait le hisser à la tête du Parlement du Québec. Mais encore là, lettres mortes (allez sur le site universitaire Les Classiques des sciences sociales, mon livre et mon mémoire y sont publiés), pas assez payant électoralement parlant.

Cela dit, maintenant que le mal est fait grâce à votre incompétence. Maintenant qu’on a créé un marché de plus en plus lucratif, un marché  qui a de l’avenir pour la vente illicite de ces armes à feu fantômes. Maintenant que les petits fabricants sans scrupules ont appris à se servir d’une imprimante laser pendant que d’autres, dans leurs sous-sols ou leurs garages, peaufinent leurs techniques, dessinent des plans qu’ils distribuent sur le net voire même des vidéos. Maintenant que le marché est ouvert et qu’une bonne arme fantôme peut rapporter entre 1,000$ et 8,000$ l’unité. Maintenant qu’on a trouvé de multiples passes dans notre frontière américano-canadienne très poreuse. Maintenant qu’on sait utiliser des drones domestiques pour leur faire sauter cette frontière sans danger, allez le fermer ! Ici, nul besoin de permis d’opérer, nul besoin de payer les taxes, nul besoin d’inscrire le tout dans le registre inutile, nul besoin de demander un no d’autorisation à Miramichi, l’usine est en marche et ce n’est qu’un début. 

Je vous ai averti, dix fois plutôt qu’une ! Maintenant que le mal est fait grâce à votre incompétence. Maintenant que vous avez créé le marché en fermant un après l’autre les canaux de la légalité et que vous avez ouvert les vannes de l’illégalité, fermez-les…

Akakia