Les délires d'Akakia

mardi, septembre 19, 2017

INGÉRENCE POLITIQUE OU INGÉRENCE POLICIÈRE ? QUI MÈNE RÉELLEMENT LE QUÉBEC ?

Yves Francoeur, Président de la Fraternité des policiers de Montréal

Difficile de la rater celle-là ! Comme moi, vous avez sans doute eu un petit frisson de jouissance de voir le garde chiourme de Philippe Couillard, Jean-Marc Fournier, se faire frotter les oreilles sur une question d'ingérence politique dans l'exercice des enquêtes policières. Dans une démocratie, c'est la chose à ne pas faire ! La séparation des pouvoirs entre politique et police, c'est sacré !!! C'est la première règle, le premier commandement du dieu de l'engagement politique qui nous sépare de la dictature que dis-je, c'est la frontière entre un État démocratique et un État policier.

Évidemment, M. Fournier réfute les allégations de M. Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, un des hommes les plus puissants sinon le personnage le plus obscur du Québec. Et aujourd'hui, à voir M. Fournier fléchir les deux genoux devant l'accusation des accusations, on voit bien qui mène réellement le Québec. Si vous avez oublié, je me dois alors de vous rappeler que M. Francoeur est la voix d'outre-tombe qui, au printemps 2016, a contraint le gouvernement du Québec à nous imposer le fameux registre des armes à feu.

Puissant, le bonhomme, vous avez pas idée ! Les colonnes du temple sont en train de craqueler sous le poids de ses simples allégations. Car M. Francoeur, comme Edgar Hoover du beau temps du Maccartysme, doit avoir sans aucun doute dans ses classeurs secrets un dossier compromettant sur chaque politicien, sur chaque homme publique, chaque Madame en puissance. De quoi mettre à mal le gouvernement de Philippe Couillard comme on peut difficilement l'imaginer.

Évidemment, les médias du tout Québec sont à l'affût, devisent entre spécialistes réquisitionnés à la sauvette et tentent de savoir si, oui ou non, M. Fournier a réellement franchi la barre interdite. Mais aucun, à ce jour, n'a encore fouillé la question sous l'angle de la pénétration du politique par le policier. Car la vraie question, celle qui m'inquiète au cube, elle est là : Comment le président de la Fraternité des policiers peut-il se permettre, en public, d'indisposer à ce point le gouvernement de Philippe Couillard, à une année des élections générales ? D'où tire-t-il un tel pouvoir ? Que sait-il que nous ne savons pas et que nous devrions savoir ? Quels sont ses véritables motivations derrière sa dénonciation ? Où sont ses intérêts ?

Si vous pensez que la politique du Québec est un long fleuve tranquille, détrompez-vous ! Il y a plein de courants déviants, de tourbillons et de siphons qui vous ballotent dans tous les sens, de haut en bas, en arrière et en avant, avec des bêtes des profondeurs qui attendent, tapies dans l'ombre, qu'un imprudent passe à portée de dents, une faune de poissons et de méduses empoisonnés qui vous infectent dès que vous les touchez du bout du doigt bref, un monde inconnu qui vit en parallèle du nôtre et qui s'en nourrit...

Akakia

lundi, septembre 04, 2017

Le saccage des monuments et le message qu’il faut en tirer

La statue du général sudiste Robert E. Lee, déboulonnée et enlevée de son socle en Nouvelle-Orléans, le 19 mai 2017
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« Tous les documents ont été détruits ou falsifiés, tous les livres récrits, tous les tableaux repeints. Toutes les statues, les rues, les édifices, ont changé de nom, toutes les dates ont été modifiées. Et le processus continue tous les jours, à chaque minute. L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe qu’un présent éternel dans lequel le Parti a toujours raison. »
George Orwell, 1984, Partie II, chapitre 5

Le passé des hommes est une tragédie qui n’a pu être évitée, et le présent une tragédie qu’il faut s’efforcer d’éviter. Ce qui reste après tout événement, si dramatique, si douloureux, si puissant soit-il dans l’ordre des choses, c’est l’idée que nous nous en faisons, la manière que nous prenons pour l’expliquer et le soin que nous y accordons pour ne pas le faire sombrer dans l’oubli. Et pour pouvoir y arriver, il faut être capable d’entendre battre le cœur des hommes et des femmes qui les ont incarnés. Comment peut-on juger d’une cause si l’une des deux parties empêche délibérément des témoins oculaires de comparaître sous quelque prétexte que ce soit ? Car la grandeur des héros qui ont marqué l’Histoire, ne peut être mesurée qu’à l’aune des tyrans qui ont tenté de l’assassiner ! Détruire la statue d’une figure historique parce qu’elle dérange le regard des gens vertueux d’aujourd’hui, c’est aussi conséquent que de soustraire, au regard de la justice, des pièces à conviction retrouvées sur la scène d’un crime. Casser une plaque historique, parce qu’on y retrouve subitement des mots qui heurtent les âmes sensibles, c’est aussi inconcevable que de maquiller un document authentique en y effaçant des mots et des phrases pour en trafiquer le sens.

La mémoire assassinée
Les monuments anciens sont des œuvres artistiques et ne doivent avoir aucune autre fonction que symbolique et esthétique. En cela, ils marquent des temps d’arrêt dans la civilisation qui les ont érigés, témoigent des époques auxquelles ils sont associés et permettent de mesurer le chemin parcouru dans les chapitres controversés de l’art, de la culture et de l’histoire. Tenter de leur faire dire autre chose relève de la supercherie !
Comment interpréter les actions concertées des maires des localités américaines de Charlottesville (Virginie), Baltimore (Maryland), Lexington (Kentucky) et Durham (Caroline du Nord), qui ont autorisé sinon encouragé le retrait des monuments élevés à la mémoire de l’armée sudiste, alors que d’autres magistrats continuent de fleurir les monuments des généraux et des soldats de l’armée nordiste pourtant coupable d’avoir commis les mêmes atrocités et les mêmes crimes contre l’humanité ? Que penser de ces exaltés de la rectitude historique qui, dans un éclair de génie, réclament le déboulonnage de la statue de Christophe Colomb sous prétexte qu’il aurait commis des crimes contre les premiers occupants de l’Amérique ? Quel jugement porter aujourd’hui sur les soldats fanatisés de Daesh qui ont fait sauter des pans entiers de la cité antique de Palmyre et saccagé le Musée de Mossoul ?
Quand le peuple Français, écoeuré par les abus du système, a envahi les rues de Paris en juillet 1789 pour réclamer son dû, il s’est rué au passage et sans ménagement sur les statues et les monuments personnifiant la gloire, la tyrannie et la toute puissance de l’Ancien régime. Il a arraché de leurs tombeaux les dépouilles des rois pour les jeter pêle-mêle dans la décharge publique, brûlé les œuvres des grands auteurs qui les ont encensés et démoli les joyaux architecturaux qui marquaient leur grandeur. Et nous avons vu ce qui s’est passé par la suite : trois années marquées par une Grande Terreur, la valse des guillotines, l’avènement d’une dictature impériale qui a précipité l’Europe dans un carnage sans précédent, et un siècle ponctué de révoltes populaires armées, de guerres fratricides, de souffrances et d’instabilité. Les choses étant ce qu’elles sont dans cette époque incertaine que nous traversons, qui osera donc alors s’en prendre au tombeau de l’Empereur trônant à l’Hôtel national des Invalides, au nom de la souffrance que ce petit bout d’homme a apporté à la France et à l’humanité dans les années de sa grandeur impériale ?

Savoir lire les signes des temps
Quand la coalition internationale dirigée par les généraux américains est entrée à Bagdad, en avril 2003, les militaires, ivres de leurs victoires, ont entrepris sans plus tarder de tirer au bas de leurs socles tous les monuments personnifiant le régime de Saddam Hussein. Nous avons vu ce que cela a donné par la suite : 15 ans plus tard, cette puissance étrangère est encore là, en train d’essayer de recoller les morceaux de cette civilisation plusieurs fois millénaire, une force d’occupation totalement impuissante devant son incapacité de trouver un substitut au tyran qui en avait assuré la cohésion et la stabilité. Ce qui donna du vent aux rebelles d’Al-Quaïda et favorisa l’émergence des soldats de Daesh qui se donnèrent comme mission divine de détruire, pierre par pierre, monument par monument et stèle après stèle tout ce qui lie l’humanité présente à son passé. Avant eux le déluge ! Les traces du passé sont une offense à Allah, l’histoire commence et finit là où ces fanatiques se situent !
Comment les égyptologues auraient-ils pu retracer les 3000 ans d’histoire de l’Égypte pharaonique s’ils n’avaient pu compter sur les colonades, les stèles, les statues et les ostrakons qui en pavent le parcours ? Chaque monument, chaque plaque commémorative, chaque nom de rue, chaque bâtiment ancien où se sont déroulé des événements importants, sont les fragments d’un livre d’histoire et appartiennent à un langage qui marque un temps de passage de l’humanité. En traversant les siècles, les faits historiques s’altèrent à mesure qu’ils s’éloignent de leur source, se dénaturent au fil des récits, sombrent dans l’obscurité faute d’avoir été commémorés. Les monuments sont les témoins les plus authentiques du passé, « d’incorruptibles chroniques que seul le temps efface et disperse ». « Là, point d’interprétations douteuses, l’œuvre s’explique d’elle-même et se manifeste clairement », paraphrasent avec beaucoup d’éloquence les auteurs d’une histoire de la Bastille publiée cinquante ans après sa démolition[1].
Depuis la fin du régime soviétique en 1989, des actions similaires se sont produites en Afrique du Sud, dans les pays du Maghreb, au Cambodge, en Ukraine, en Russie, en Roumanie, en Allemagne, en France, en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, enfin partout où les croisés de la rectitude en appellent à des changements politiques fondamentaux, à une modification des comportements et à un nouvel ordre moral. Quel message faut-il retirer de ce mouvement de folie de masse qui, manifestement, n’a rien de spontanée et qui s’inscrit dans une logique mondialiste ?
 Les monuments sont érigés en temps de paix et démolis quand l’histoire s’agite. C’est une constante ! Derrière chaque saccage délibéré et consenti des témoins du passé, c’est toujours le même esprit qui règne ; celui de la rectitude, de l’ignorance, du mensonge et de la terreur révolutionnaire, les quatre colonnes du socle sur lequel s’érige la tyrannie. Le message est là, à prendre ou à laisser ! Le saccage des statues auquel nous assistons aujourd’hui sous les clameurs est un indicateur des dangers et des défis auxquels nous sommes confrontés. Quand une époque entreprend de démolir les monuments qui ont un jour glorifié ceux et celles qui ont fait l’histoire, ce ne sont pas des pierres qui volent en éclats mais bien l’âme des hommes et des femmes qui l’ont exultée en leur temps. Quand une société, par paresse, lâcheté ou compromission, en est réduite à cautionner de tels crimes commis à l’encontre de l’histoire par une phalange des esprits qui l’agitent, elle accepte de se livrer au boureau qui attend l’ordre d’ouvrir la trappe du gibet monté pour casser le cou de la Liberté.
Akakia



[1] A. Arnould, Alboize du Pujol et A. Maquet, Histoire de la Bastille depuis sa fondation 1374 jusqu’à sa destruction 1789, Paris, Administration de Librairie sur Notre-Dame des Victoires, 1844, vol. 1, pp. 1-2.

samedi, août 19, 2017

Extrême droite ou extrême gauche ? Selon les dernières données de Statistiques Canada, le novlangue est officiellement devenu la langue des politiciens !

Le novlangue est la langue officielle inventée par George Orwell dans son roman « 1984 », publié en 1949 pour avertir l'humanité des dangers de la dictature planétaire. Le principe est simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue, plus on les adapte aux circonstances, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir, plus on réduit les finesses du langage, moins les gens sont capables de réfléchir, et moins ils comprennent ce qu'on leur dit. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et dépendants. Ils deviennent des sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision. Et c'est exactement là où logent les politiciens d'aujourd'hui.

Dans sa sortie médiatique hier, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en réponse aux questions des journalistes lui demandant ce qu'il pensait des manifestations prévues pour la fin de semaine à Québec, a répondu que l'extrême gauche et l'extrême droite étaient deux scorpions placés dans un même bocal qui essayaient de se piquer mutuellement ! Décidément, plus il avance, plus ce bonhomme nous permet de découvrir sa tendance pour le fascisme et plus il nous permet d'apprécier son arrogance, son cynisme à l'égard du peuple et son mépris de tout ce qui ne correspond pas à sa conception du monde.

Extrême gauche, extrême droite, centre gauche et centre droite, qui est qui ? Avec tout ce qu'on retrouve dans ce salmigondis sémantique, la sauce politique qu'on nous fait avaler au Québec ces jours-ci devient de plus en plus poisseuse au goût.

Êtes-vous de la gauche ou de la droite, Msieurs-dames ? Une maudite belle question que devraient effectivement se poser, ce matin, tous les journalistes du Québec et tous les politiciens qui nous servent cette sauce nauséabonde avec les tôsses du petit déjeuner. Car, j'ai l'impression que bien peu d'entre eux seraient capables de vous dire de quoi il ressort au juste. En fait, ce concept fourre-tout mériterait sérieusement d'être redéfini aujourd'hui, compte tenu de l'évolution de la situation et de la légèreté déconcertante avec laquelle il est évoqué.

Pour nous aider à s'y retrouver, sachons que ce concept fourre-tout est né avec les révolutions industrielles, libérales (le mot libéral ne dit pas la même chose, selon qu'on soit en France ou au Canada) et marxistes du tournant du XXe siècle. Il y avait alors la gauche socialiste et anticléricale, c'est-à-dire cette tendance politique qui demandait à l'État d'intervenir dans l'économie et dans la redistribution de la richesse collective tout en respectant les intérêts et les entreprises privés. En contrepartie, née de la question ainsi suscitée, la droite défendait, pour sa part, les forces cléricales, la non intervention de l'État et le libéralisme économique.

Puis, avec l'accumulation de la richesse au fil des conquêtes de la droite, avec l'amplification des écarts sans cesse croissants entre possédants et dépossédés le tout culminé par la révolution russe de 1917 et la crise de 1929, on a vue s'étendre le concept à l'extrême gauche (récupération par l'Etat de tous les rouages de l'économie, fin de la propriété privée, révolution culturelle). Et de l'extrême droite (néolibéralisme à l'américaine, etc).

Et puis, avec l'antisémitisme exacerbé par le nazisme au cours des années trente, entrent, dans ces paramètres socio-politique et économique, des visions de plus en plus tranchées de l'humanité. Bien que la question raciale est attribuée aujourd'hui à l'extrême-droite, il faut rappeler que l'extrême-gauche n'y est pas étrangère dans l'histoire puisque les Juifs ont été autant assassinés au cours des progroms, par les Nazis que par les Soviétiques. De cette bataille sont sortis deux livres qui ont marqué les esprits : Les protocoles des Sages de Sion, et le Mein Kampf d'Hitler.

Aujourd'hui, on parle même du centre, du centre gauche et du centre droite, de la gauche et de la droite, de l'extrême gauche et de l'extrême droite. Mais c'est surtout la question raciale qui tient désormais lieu de barème pour en mesurer la gravité. On met alors dans ces deux fourre-tout, comme l'a fait hier Philippe Couillard, ce que les politiciens veulent bien y mettre pour fourrer tout le monde. Exemple, La Meute précipitée dans l'extrême droite par M. Couillard, avec les Néo-nazis et les suprémacistes blancs, alors que c'est uniquement la question identitaire et la question de l'immigration incontrôlée par les deux paliers de gouvernements qui préoccupent les membres de La Meute.

Compliqué vous dites ! Il faut avoir vécu dans le milieu de l'histoire comme moi pour savoir à quel point cette crise est fabriquée de toutes pièces par les salopards qui nous gouvernent ! Sachant cela et en ce qui me concerne, sachez que je ne réponds à aucun de ces critères. Je ne suis ni de l'une ni de l'autre, car on retrouve à la foi des bonnes et des mauvaises choses dans chacune de ces classes. Je suis et je vais là où me porte ma bonne conscience...

Bonne journée à tous et tant pis pour ceux qui n'ont pas encore tout à fait compris. Il arrive parfois aux chats de perdre leurs petits...

Akakia

jeudi, août 17, 2017

« FAHRENHEITH 451 », ÇA VOUS DIT QUELQUE CHOSE ?!

La statue du soldat confédéré arraché de son socle, par les réformateurs de l'histoire, le 14 août 2017. Un triste jour pour la liberté...

Nuit du 15 au 16 août 2017. Retenez bien cette date ! Une journée seulement après le saccage de la statue du soldat confédéré de  Durham, voilà que la ville de Baltimore prend sur elle  de déboulonner de nuit deux autres statues érigées à la gloire des soldats de l'armée sudiste :  l'une, représentant le général Robert E. Lee, le chef des troupes confédérées, un génie militaire ; l'autre, le général Thomas " Stonewall " Jackson, le héros de la première bataille de Bull Run. Et comme ces choses qui marquent l'histoire à jamais n'arrivent jamais seules, à Montréal, la ville du Gros Coderre, la Compagnie de la Baie d'Hudson a pour sa part bêtement décidé de faire elle aussi son bout de chemin dans ce concours de rectitude historique en enlevant, du mur de l'un de ses édifices commerciaux, la plaque historique consacrée à Jefferson Davis, le président des États Confédérés.

Ici, c'est toute la logique de l'histoire des États-Unis, c'est tout ce qui a fait naître ce pays, les idées comme les principes, qui volent en mille éclats ! Ce n'est pas rien ce qui est en train de se produire. Détruire des monuments fondateurs, c'est comme brûler des livres dans un autodafé national comme l'ont fait les Inquisiteurs du XVIe siècle, les nazis de la nuit de Cristal, les jacobins de la Terreur révolutionnaire et l'État Islamique avec la cité antique de Palmyre, qui se perpétue. C'est à la fois d'une extrême gravité pour cette « liberté » ainsi souillé que les destructeurs de ces monuments significatifs évoquent pour se justifier aux yeux de l'histoire, et c'est très annonciateur de ce qui s'en vient.

Quand des chefs d'État, quand des chefs trônant à la tête des plus grandes multinationales de la planète, quand des manipulateurs de l'information placés à la tête de Google, Facebook, Times et autres maîtres de la modernité croupissante justifient ces gestes au nom de la liberté, commencez à vous inquiéter non seulement pour le présent mais aussi pour le proche avenir. J'en reviens pas de voir, partout, que des profs d'histoire, des leaders d'opinions, des gauchistes à la petite semaine et des penseurs patentés puissent justifier cet effondrement. Vous vous rappelez du film " Fahrenheit 451 ". Eh bien, c'est là que nous sommes précisément rendus !...

Akakia

mercredi, août 16, 2017

L'Occident et la réécriture de l'histoire, un crime de mémoire qui mérite d'être vertement dénoncé !


Le Patriote de 1838.
Lundi soir dernier, 14 août, des militants et manifestants de la gauche mondialiste qui participaient à un rassemblement destiné à convaincre les autorités d'enlever une statue confédérée amarrée devant l'ancien palais de justice de Durham, Caroline du Nord, ont décidé de le faire eux-mêmes sans plus de formalité. La statue renversée dépeignait un soldat confédéré en mouvement, fusil en l'air. Elle a été brutalement jetée en bas de son socle, brisée en mille morceaux, traînée et souillée par les clameurs des manifestants

L'hiver dernier, on se rappellera que plusieurs États du Sud historique, qui ont combattu le Nord dans l'épisode la guerre de Sécession (1861-1865), avaient démâté le drapeau confédéré flottant dans les espaces publics sous prétexte qu'il fallait tirer le trait sur cette histoire devenue subitement honteuse. Et, depuis quelques semaines, ces mêmes autorités, toujours pressées par la gauche mondialiste, ont entrepris de démonter toutes les statues du Général Lee, sous prétexte d'avoir servi la cause de l'esclavage.

Au cas où on l'aurait déjà oublié, ce sont ces gestes contestables pour une bonne partie des Américains qui sont à l'origine de la montée de cette violence exacerbée. Une violence de plus en plus inquiétante que la presse internationale bien-pensante (AFP, Reuter, Presse Canadienne, Le Devoir, etc.) et les observateurs mondialistes attribuent à l'extrême droite. Trouvez pas ça étrange, vous autres, qu'un pays qui s'est construit et singularisé par son histoire, par les luttes qu'il a menées pour assurer l'émancipation des noirs et l'unité du pays, en soit rendu à détruire systématiquement toutes traces dérangeantes de son passé pour des motifs plus ou moins vertueux ? Si, vous, ça ne vous dérange pas, moi j'y trouve de quoi hanter mes nuits !

Dans le langage de l'histoire, on appelle ça du négationnisme et non plus du révisionnisme, on appelle ça effacer les traces du passé, trafiquer les faits et réécrire l'histoire pour satisfaire à des préoccupations strictement politiques et idéologiques, exterminer la mémoire ! C'est ce que George Orwell a justement tenté d'illustrer dans son fameux « 1984 » ; c'est ce que Mao a tenté de faire en 1949 avec sa fameuse Révolution culturelle ; c'est ce que le Canada est en train de faire avec sa série d'historiettes bidon dans laquelle il a effacé toutes traces de la lutte historique des Canadiens français du Québec pour leur indépendance. Et c'est ce que les gouvernements successifs du Québec ont réussi à faire en faisant disparaître de la mémoire collective et des discussions politiques, l'appellation identitaire, riche de son sens historique, des Canadiens français, les premiers porteurs du flambeau nationaliste du Québec.

Je vous pose la question. Qu'en penserait-on, au Canada si, pour des raisons de rectitude politique, on faisait subir le même sort à John A. MacDonald sous prétexte qu'il a fait pendre Louis Riel ? Qu'en penserait-on, au Québec, si on faisait de même avec la statue de Dollar des Ormeaux parce qu'il a tenu tête aux Iroquois en 1660 ? Qu'en penserait le PQ, si on déboulonnait la statue des Patriotes de 1838, sous prétexte qu'ils ont eu le courage de tenir tête à l'armée britannique ? Qu'en penseraient tous les Québécois, si le gouvernement fédéral exigeait la disparition du drapeau du Québec de l'espace public ?

La série de mensonges officiels qui, aujourd'hui, nous lient les uns aux autre, est étonnante ! Il n'y a pas de mots pour dire à quel point je me désole de l'insignifiance de cette époque qui manipule le passé et falsifie des faits plus ou moins anodins pour justifier le discours de la pensée dominante, s'ajuster à l'idéologie du moment. Au cours de la Terreur révolutionnaire en France (1789-1793), une extraordinaire entreprise de désinformation et de travestissement des faits fut mise en oeuvre par d'anciens terroristes, des hommes d'affaires et des royalistes. « la Révolution était un trafic », écrit Olivier Blanc dans « La dernière lettre », « le peuple un instrument, la patrie une proie, et ceux qui, affamés d’or et de domination, prêchaient l’égalité avec insolence, tonnaient contre l’agiotage et partageaient avec les agioteurs la fortune publique... ». 
C'est donc là où nous en sommes rendus, 230 ans plus tard. Encore une fois, la leçon n'aura donc pas servie...

Akakia

jeudi, août 03, 2017

Présentement sous presse : « La vérité derrière le faux débat sur les armes à feu au Canada et au Québec »

Couverture C1 et C4 du livre

Mon livre contestant les dernières lois abusives sur le contrôle des armes à feu au Canada est maintenant sous presse et sera disponible à la fin de septembre. Son titre : « La vérité derrière le faux débat sur les armes à feu au Canada et au Québec ».

Le livre compte 130 pages pages divisées en deux parties agrémentées de plusieurs illustrations, de quelques graphiques et tableaux, de notes et de références multiples en bas de pages, et de textes encadrés. Vous voulez vous prémunir contre les abus des gouvernements provincial et fédéral qui n'ont pas l'intention de s'arrêter là ? Vous voulez conservez le droit d'avoir des armes à feu ? Alors commencez par mieux connaître le sujet, savoir l'importance des armes à feu dans notre histoire et notre culture, être plus au fait des lois en vigueur, être en mesure de départager le pour et le contre. Devant la force et la puissance du lobby anti-armes à feu qui sévit non seulement au Québec et au Canada mais un peu partout à travers le monde libre, la connaissance du sujet est notre première arme. Et c'est sur cette base que commence la lutte. À vous de faire votre effort car moi je me suis rendue à la limite de ce que je pouvais faire pour préserver ce dernier rempart de la liberté.

Partout en Occident, le mot d'ordre est donné aux gouvernements et les preuves sont manifestes en Australie, Nouvelle-Zélande, Angleterre, en France, en Suisse, en Allemagne, au Canada et ailleurs : les gouvernements, qui ne fonctionnent désormais que pour servir le nouvel ordre mondial, se sont tous entendus pour désarmer leur population dans les années à venir. Assez c'est assez ! Et notre meilleure arme pour conserver ce droit, c'est la connaissance, une connaissance que je vous offre en même temps que les 45 années d'expérience que j'ai développées à la fois comme historienne des armes à feu au Canada  mondialement reconnue, armurière, présidente fondatrice du Club de Tir le Faucon, tireuse sportive, collectionneuse et chasseresse.

Vous connaissez  la formule. Pour être en mesure de passer à l'étape de l'édition, je procède par pré-vente. Le livre coûte 20$ (pour une expédition par la poste il faut ajouter 5$ pour le territoire canadien et 15$ pour les autres pays). Le livre est présentement sous presse ; il  sera lancé à la fin de septembre de la présente année 2017 et vous sera expédié le jour du lancement pour les achats postaux.

Faire votre chèque à :

Russel-Aurore Bouchard
Historienne et auteure
33 rue Saint-François,
Chicoutimi, Qc.
G7G 2Y5
418-543-0962
Pour INTERACT, mon no de courriel est : rbouchard9@videotron.ca

samedi, juillet 29, 2017

Justin Trudeau et l'éloge du vide !! Pus capable !!!



Une honte de le voir s'affubler de la sorte ! Et c'est cet homme qui nous représente à travers le monde !!!

Pendant deux jours, souffrance de souffrance, le premier ministre Justin Trudeau a arpenté les rues de Roberval et fait des selfies à qui en demandait. Le Christ aurait gagné son ciel en deux jours seulement s'il avait été du Saguenay, a le voir aller et à l'écouter. Un bocal vide n'aurait pas pus sonner plus creux.

Avant de partir, les groupies lui ont demandé ce qu'il allait faire pour nous. Réponse : « Notre gouvernement est préoccupé par le sort de la classe moyenne et c'est notre rôle de voir comment on peut vous aider à réussir ». Bon sang de bon sang, cela fait maintenant deux ans et quelques mois qu'il nous serine ce discours abrutissant. Et pas un journaliste assez futé pour lui dire : « Oui, cela nous le savons déjà, mais comment allez-vous faire pour nous aider à sortir de ce trou noir dans lequel s'enfonce le Saguenay–Lac-Saint-Jean ? Quel est votre plan ? »

Rien de tout ça ! Et on se demande pourquoi Trump a pris le pouvoir et qu'il en veut tant aux médias traditionnels. Pour vous en convaincre, allez lire la chronique de Lise Ravary dans le Journal de Montréal, de ce 28 juillet 2017 (« Justin Love »), vous allez tout comprendre : le vide appelle le vide !
Akakia

Pour les septiques et les Libéraux teindus au sang de boeuf, voici la preuve que cette photo est réelle et n'a pas été photoshopée. Voici en médaillon la partie basse de la photo en question. Regardez bien le pantalon de Trudeau, il traverse la ganse jusqu'à la fille et l'ombre du pantalon est également perceptible des deux côtés. Si vous voyez ma page fb disparaître, c'est parce que le Parti libéral du Canada aura eu raison de ma liberté de parole et de presse et il vous faudra venir me trouver dans Les Délires d'Akakia. Regardez la bien, la preuve est manifeste...