Les délires d'Akakia

mercredi, août 07, 2019

Tuerie d'El Paso, le premier message qu'il faut en tirer



Un scénario de guerre civile mondialisée et un signe des temps


Deuxième tuerie de masse en deux jours, troisième en moins d’une semaine et 251ième depuis le début de l'année 2019, soit en un peu plus de sept mois. Du jamais vu et un record appelé à être battu d'ici peu. Les Américains sont au pied du mur ! Et c’est loin d’être terminé... Motif évoqué cette fois-ci par Trump ; les immigrants, les jeux vidéos violents et la maladie mentale ! Motifs évoqués d'autre part par les médias, les démocrates et la gauche vertueuse et sans frontière ; les armes à feu, le racisme, la xénophobie et, le pire de tous, l'inénarrable Trump, ce galeux ce méchant qui, il est vrai, n'en perd jamais une pour s'illustrer dans l'expression des sophismes ! Mais même placés bout à bout, la somme de ces motifs allégués de part et d'autre nous met cependant loin du compte et nous éloigne d'une saine et constructive analyse qui pourrait éventuellement nous permettre de comprendre ce mal qui ronge non seulement les États-Unis mais aussi notre époque.

Évitons de regarder simplement dans la direction où les médias veulent bien qu'on regarde avec des oeillères. Le système qui nous régit mondialement et auquel souscrivent tous les pays associés à l’ONU, est rendu à bout de souffle et l’état actuel du monde apporte la preuve qu’il est inréformable. Ce système planétaire dans lequel nous sommes emprisonnés ne répond plus aux espérances qu'il avait suscitées quand il a été créé. Il est en train d’imploser comme un sous-marin rouillé qui persiste à plonger au-delà du supportable et en dépit des crépitements qui présagent de son inévitable fin.

Aujourd’hui les États-Unis, ce soir l’Europe, demain le Canada et peut-être même certaines dictatures qu'on croit bien à tort à l'abri de tout mouvement de révolte. Vous croyez que j'en mets beaucoup ? Regardez ce qui se passe actuellement à Hong Kong ! Plus d'un million de manifestants dans les rues depuis un mois pour s'opposer à la toute puissance de la Chine impériale, ce n'est pas rien. Certes, si les États-Unis ont une longueur d'avance sur tout autre, il n'est pas dit que les autres vont être épargnés pour autant. Le scénario est écrit et les conditions sont maintenant réunies. Prenez votre mal en patience, avec la porosité de nos frontières, l'inconscience de nos dirigeants politiques, l'autoritarisme grandissant dans les dictatures, le dévoiement de nos propres démocraties et l'exacerbation des tensions au sein des sociétés d'accueil des masses de demandeurs d'asile, nul n'est à l'abri d'un éclatement et d'un débordement de violence au sein des États.

Ne pas confondre symptômes et raison

Comme beaucoup, j’ai pris connaissance des commentaires de Trump suite à ces dernières tueries qui affligent cruellement les États-Unis. Il est dommage que les médias traditionnels ne voient que du mal en lui. Oui, il dit régulièrement des conneries et il doit, lui aussi, porter une part du blâme... comme les présidents qui l’ont précédé d'ailleurs ! Mais ce qu’il a dit dans les heures qui ont suivi n’est tout de même pas totalement dénué de bon sens. Dans son discours, il a notamment pointé du doigt les médias qui, il est vrai, devraient s’interroger sur leur propre comportement et auraient grandement intérêt à pousser beaucoup plus loin leurs analyses plutôt que de simplement commenter les faits, décrier les objets par lesquels ils se manifestent, s'unir au spectacle pour en tirer profit et pointer d'un doigt accusateur les dirigeants d'État qu'ils aimeraient bien voir déchoir.

Comme beaucoup, j’ai également lu tous les texte publiés dans les journaux et écouté toutes les émissions d’informations portant sur la question au cours des trois derniers jours suivant cette tuerie. Et, encore une fois, je n'y ai trouvé aucune substance susceptible de nous délivrer de cette rhétorique manichéenne dans laquelle nous sommes enlisés. Pourtant, ces médias disposent de larges moyens pour pousser au-delà du superficiel leurs interventions qui, hélas, prennent toute la place dans le débat et interdisent à quiconque ne pensant pas comme eux de venir exposer leur point de vue. On ne commente que ce qui est apparent. On s’attaque à Trump qui, pour tous ces commentateurs, ne peut être que l'ennemi. On fustige les pro-armes à feu et la NRA qui, il est vrai, n’aident pas à alimenter sainement le débat. Mais personne, aucun média traditionnel n’ose questionner les fondements de ces manifestations et la racine du mal qui sont : la société , la crise de civilisation planétaire, les mouvements massifs de populations des pays pauvres vers les pays riches, le communautarisme, l'écart sans cesse croissant des inégalités, les injustices et, surtout, l’éclatement des valeurs morales partout à travers la planète, une perte de sens qui coïncide du reste avec la montée de l’Islamisme, du racisme et de l'extrémisme.

Cette violence, elle a une historique et une culture. Évidemment, cela ne fait pas l’affaire des médias de se faire pointer ainsi du doigt mais, ne leur en déplaise, ils n'en font pas moins partie du problème parce qu'ils sont incapables de se libérer de leur rhétorique anti-armes à feu et anti-Trump, parce qu'ils se refusent obstinément de creuser la question au-delà des apparences et parce qu'ils ont l'impérieux souci de défendre d'abord et avant tout leurs propres intérêts pécuniaires, idéologiques, politiques et corporatifs.

Le contrôle des armes à feu aux États-Unis

Parlons-en puisqu'il faut bien en parler. À ce sujet, pas demain la veille ! La violence, comme le suicide, la pauvreté et la maladie, est un fait de société. Et tant qu’on va persister à entretenir l'idée que les armes à feu en sont la cause principale sinon l'unique, ce qui est une aberration, on s'éloignera de la solution. Comprenons bien : les Américains ne sont pas violents parce qu’ils sont hyperarmés ; ils sont hyperarmés parce que la violence est en eux ! C’est un choix de société lourdement ancré dans leur histoire, dans leurs mythes fondateurs, dans leur culture et dans leur esprit, un choix sociétal qui se vérifie et se confirme dans leurs comportements.

Montesquieu le rappelle fort bien dans son Esprit des lois, l'établissement des lois doit tenir compte de la géographie, de la culture, de la société et de l’histoire d’ycelles. Établir un contrôle en Australie, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne profite bien de l'insularité géographique de ces pays pour y arriver. Ce qui n'est manifestement pas le cas du Canada, du Mexique et des États-Unis qui partagent une histoire, un continent et une culture commune. Dans le principe, trop de lois restrictives n’est pas mieux que pas assez. Comme en toute chose, il faut un juste équilibre et tenir compte du caractère et des spécificités propres à chaque société. Ce qui est bon pour les États-Unis n’est pas nécessairement bon pour le Canada, et ce qui est bon pour le Canada n’est pas nécessairement bon pour la France, l'Allemagne ou Monaco.

La réponse que nous sommes en droit d'avoir se trouve en-dessous de l’épiderme. Dans l’esprit, la culture, l’histoire, la politique, l’économie de la démesure et la mentalité de tout un peuple, bref dans le système qui crée un tel ensemble. Et tant qu’on va persister à instrumentaliser le débat de part et d’autre, tant qu'on va s'évertuer à écarter de la solution les pro-armes à feu, on s’écarte à la fois de la réponse et de la solution. Il est là le fond du problème.

Akakia

mardi, juillet 09, 2019

La décrusifixion de l'Assemblée nationale du Québec

Hier, c'était le cas de la statue de Champlain de la ville d'Orillia en Ontario, de l'église Saint-Cœur-de-Marie sur la Grande Allée et de la fontaine des Abénaquis qui faisait partie des plus belles pierres de notre Parlement. Aujourd’hui, c’est La Croix de l’Assemblée nationale, symbole de notre unicité, qui a pris le bord... 
 
Pendant ce temps-là à l'Assemblée nationale...

Le crucifix qui trônait à l’assemblée nationale depuis 1936, vient d’être décroché pour être remisé sur une tablette poussiéreuse perdue dans un entrepôt poussiéreux du Musée de la Civilisation. C’est une pratique reconnue au sein des gouvernements dans ce pays. Quand le dossier est un peu brûlant, très brûlant ou trop brûlant, le gouvernement profite du début des vacances estivales, pendant que tout le monde a l’esprit détourné, la p’tite Molson entre les deux jambes et le barbecue en surchauffe, pour procéder.

M. Legault, en politicien aguerri, sait fort bien qu’il vient de tirer un grand coup sur le nerf sciatique des Québécois de souche, Canadiens français et Métis. Il aura beau fournir gratuitement les tubes de Voltaren pour soulager la douleur, je ne crois pas que ça va passer aussi facilement. Le geste est non seulement historique, il a valeur de symbole, et pas n’importe lequel des symboles. C’est sous ce signe que Champlain a fondé Québec et la Nouvelle-France, sous ce signe que Maisonneuve a fondé Montréal en plantant sa croix sur le mont portant son nom, sous ce signe que les Patriotes de 1837-38 ont combattu l’oppresseur anglais, sous ce signe qu’ils ont combattu pour la liberté et par ce signe qu’ils ont dessiné leur drapeau, la croix bien au centre avec les quatre fleurs de lys aux croisillons. Cette croix blanche qui nous ramène invariablement aux fondements de notre histoire, aux heures les plus sombres comme les plus glorieuses.

On verra bien dans quatre ans ce qu’il en restera. Les Québécois de souche sont du curieux monde. Ils oublient la couleur des chaussettes qu’ils portent et le montant du chèque de paie qu’ils ont touché le jour d’avant. Mais ils savent aussi se montrer intraitables et d’une mémoire infaillible quand on touche à des symboles d’une telle puissance, quand on s’en prend à leur langue, à leur identité, à leur liberté et tout ce qui leur permet d’exister en tant que peuple et nation, quand ils se sentent trahis ! Car c’est bien de cela dont il s’agit, d’une trahison !


Un signe des temps...

Sous prétexte de voter la loi 21 sur les signes religieux, fallait-il en arriver là ? M. Legault le justifie en tant que compromis. Moi, même si je suis catholique non pratiquante et mordicus pour la laïcité, je trouve qu’il a plutôt manqué de courage. Ce geste formel marque notre temps et dit très bien où le Québec en est rendu. Je ne pécherai pas par excès de prudence et ne me priverai pas de vous dire le fond de ma pensée. Dans la réalité politique à laquelle fait face M. Legault, ce geste radical a été posé pour apaiser la colère des derniers arrivants qui forment maintenant la plus grande partie de la population de l’île de Montréal et qui étendent leurs pouvoirs sur le Québec comme le font les anneaux d’une pierre tirée dans l’eau. Et pendant que le Québec des arrivants se densifie et se fortifie au sein de la grande île, pendant qu’ils imposent leurs valeurs, leurs cultures et leurs religions, celui des régions recule sans cesse et voit arriver la vague avec beaucoup d’appréhension.

Hier, c'était le cas de la statue de Champlain de la ville d'Orillia en Ontario, de l'église Saint-Cœur-de-Marie sur la Grande Allée et de la fontaine des Abénaquis qui faisait partie des plus belles pierres de notre Parlement. Aujourd’hui, c’est la croix de l’Assemblée nationale, symbole de notre unicité, qui a pris le bord, et cela dit bien où nous en sommes rendus dans notre histoire. Demain, ce sera quoi ? Que restera-t-il de nous, des peuples fondateurs dans dix, vingt, trente ans. Inévitablement beaucoup moins que ce qui en reste aujourd’hui. À quant le point d’impact ? Car, de la façon dont évolue les choses au Québec, il y aura impact ! Et peut-être plus vite qu’on peut le croire ou espérer...

Akakia

dimanche, juin 30, 2019

Pont Samuel-de-Champlain, on ne pouvait pas nommer mieux

« La conclusion fut que le sieur de Champlain leur dit : quand cette grande maison sera faite, alors nos garçons se marieront à vos filles, et nous ne serons plus qu'un peuple. Ils se mirent à rire, repartans : Tu nous dis toujours quelque chose de gaillard pour nous réjouir, si cela arrivoit nous serions bien heureux ». (Texte intégral tiré de la Relation des Jésuites pour l'année 1633).

Enfin, un nom qui parle de Nous et qui Nous renvoie la juste image de ce que Nous sommes devenus dans la continuité. Aucun personnage de notre histoire pouvait nous rendre un plus juste reflet de la nation québécoise. Un peuple et une nation nés d’une rencontre exceptionnelle entre l’Europe et l’Amérique. Ceux qui nous dénigrent aujourd’hui dans le débat sur l’identité, auraient intérêt à revoir la vie de cet explorateur d’exception à qui l’histoire reconnaît la fondation de la Nouvelle-France. Pendant que les Anglais et les Espagnols mettaient en place des politiques d’extermination des populations autochtones rencontrées dans leurs espaces coloniaux, les Français eux, privilégiaient la rencontre des peuples et le mariage entre les hommes venus de France avec les femmes autochtones.

Ce sont donc deux visions du monde totalement opposées qui ont donné des fruits complètement différents.

Champlain aimait profondément l’Amérique et les Indiens, et il l’a prouvé tout au long de sa présence dans la vallée du Saint-Laurent jusqu’à sa mort survenue à Québec le 25 décembre 1635. À cet égard, il a même été le premier Européen à pactiser avec les Indiens. Il l’a fait d’un cœur sincère lors de la fameuse rencontre de la pointe Saint-Mathieu (en face de Tadoussac), en 1603, avec le chef Anadabijou qui l’a autorisé à s’installer sur le territoire en échange d’une aide militaire contre les Iroquois, leurs ennemis séculaires. Et il a confirmé ses bons sentiments envers les Indiens trente ans plus tard, en 1633, avec le chef Capitanal, quand il lui a proposé de faire un nouveau peuple (le peuple Métis) en mariant ses jeunes hommes venus de France avec les jeunes femmes de l’Alliance algique (huronnes, Montagnaises, Algonquinnes, Micmaques, etc.).

L’esprit de cette rencontre des peuples véhiculé par Champlain est toujours en nous et a fait de nous ce que nous sommes devenus. Mieux que quiconque, au nom de son pays, il a construit un pont entre la France et le Saint-Laurent, entre les Français et les Indiens, et il est tout à fait symbolique qu’on attribue son nom en entier au pont qui relie la Métropole au reste du Québec. Il reste maintenant à la Métropole de ne pas l’oublier...

Akakia

lundi, juin 03, 2019

Plein feu sur le nabot de Québec !



Pour une troisième journée d’affilée, le Journal de Québec braque son kodak sur Régis Labeaume. Quand ce n’est pas lui, c’est Valérie Plante. Ça n’en finit plus ! Le samedi, c’est la prostate à Régis qui est bénie par Stéphanie Martin, la thuriféraire en titre du journal. Le dimanche, c’est sur le tramway, le lundi c’est sur le troisième lien, le mardi sur l’aéroport de Québec et les jours d’après, pour bien finir la semaine, sur les corps aux pieds de Régis.

Je comprends que Pierre-Karl et Québécor lui en doivent une maudite bonne avec le Centre Vidéotron, cet éléphant blanc qui ne fait pas ses frais. Mais il faudrait tout de même se garder une petite gêne !

Encore ce matin, que de l’encens sur Labeaume, le Petit Nabotléon de Québec. Le Journal de Québec, comme son grand-frère le Journal de Montréal, porte aujourd’hui bien son nom. Rien sur les régions. Ou plutôt, quand il daigne nous faire une place bien petite, c’est sur des affaires de chiens écrasés et de feu de remise à souffleuse à neige. Ce matin, 3 juin, page 9, dans un petit recoin, il est question d’une femme de Chicoutimi qui s’est attaquée à coup de pelle sur sa rivale pendant qu’on nous amène sur les traces de Régis qui fait présentement « Une visite émouvante à Auschwitz ». Sérieux ! Me demande bien où sont les retombées pour Québec et les payeurs de taxes ?

Que des branlages d’encensoir sur Plante et Labeaume. Que pour Montréal et Québec. Il y a quinze ans, quand j’ai pris un abonnement, le Journal de Québec ouvrait un espace appréciable pour les régions. J’ai alors abandonné mon abonnement au Quotidien du Saguenay qui était en train de s’écrouler et pris un abonnement au Journal de Québec. Aujourd’hui, maintenant qu’il a fait le plein des régionaux, plus rien. Le journal s’est quotidiennisé ! Je songe sérieusement à me désabonner de cette feuille de choux ! Et j’invite tous les régionaux qui se sentent floués par ce journal à entamer une réflexion sur cet appui qu’il reçoit de nous. Un appui de moins en moins mérité...

Akakia

samedi, juin 01, 2019

De Louis XVI à Régis Labeaume

Le 23 janvier 1793, jugé coupable par le tribunal révolutionnaire d'avoir abusé de ses pouvoirs et d'avoir trahi son peuple, le roi Louis XVI, descendant de la dynastie des Capétiens, est guillotiné.
À 190$ de l’heure pour une fonctionnaire chargée de vérifier les débordements de coûts dans les travaux publics de la ville de Québec, il y a de quoi s’interroger sur les capacités mentales d’un maire qui défend un tel système. Je crois que les médecins de M. Labeaume qui ont réussi à le guérir de son cancer de la prostate auraient dû poursuivre le traitement jusqu’à la racine du mal, dans la partie du corps qui loge le cerveau. Car, justifier un tel salaire pour une employée du peuple, c’est carrément du délire !

190$ l’heure, pour une fonctionnaire, si brillante soit-elle, c’est une insulte envers tous ceux et celles qui travaillent dur et qui ont peine à rejoindre les deux bouts ! Et on se demande comment naissent les révolutions. Retournez à vos livres d’histoire et allez voir comment ça c’est passé à la fin du règne de Louis XVI. Si les décors et les costumes changent, le scénario en reste invariablement le même : les abus des dirigeants, les excès dans les revenus, une partie du peuple qui crie famine.

Ils ont bien raison d’avoir peur du peuple et de tout faire pour le désarmer...

Lisez cette nouvelle publiée en page trois du Journal de Québec de ce 1er juin 2019, et osez me dire que ça vous passe 100 pieds par dessus la tête ! Moi pas !!! J’ai travaillé pendant 50 ans et je me suis retrouvée à 70 ans avec un revenu de 840$ par mois, incluant ma pension de vieillesse et ma Régie des Rentes du Québec ! Il y a de quoi se coucher enragé et se lever le matin sans avoir décoléré de la nuit...


Akakia

https://www.journaldequebec.com/2019/06/01/labeaume-en-pologne-pour-proteger-un-siege-social?fbclid=IwAR3XCmn-sNSdSDnZaYB7VLH_Lcjkc9i9M4wlWKoNX0KecgSZuptS-l3Nl6M

vendredi, mai 24, 2019

Bannissement des armes à feu au Canada, une loi basée sur le profilage selon le sexe et manifestement contre les hommes


http://angusreid.org/gun-control-handgun-ban/


Selon ce qui ressort clairement d’une étude d'opinion publique réalisée par l'Institut Angus Reid (qui prend bien soin de préciser qu’ils n’ont pas été payés pour ce faire, faites-moi rire) ; selon cet institut qui ne vit que grâce aux dons de charité qu’on veut bien leur accorder cela est bien connu, les Canadiens sont divisés en fonction du sexe au sujet de la possession d'une arme à feu. Le constat a de quoi troubler les esprits. Lisons le libellé de cette fameuse enquête : « Opposition à l'interdiction des armes à feu conduites en grande partie par des hommes, des Canadiens des régions rurales et des propriétaires d'armes ». A ce qu’il parait, le consensus est d’ailleurs indiscutable : « Six Canadiens sur dix (61%) se déclarent favorables à une interdiction totale de la possession d'armes de poing par des civils, ce qui est demandé par certaines des plus grandes villes du pays. Le niveau de soutien passe aux trois quarts (75%) lorsqu’on envisage une interdiction des armes d’assaut. »

Blair, Goodale et Trudeau, « eux ils l’ont l’affaire », comme dirait Elvis Gratton ! Ces génies de la formule tordue et des enquêtes-bidons ont finialement réussi à trouver la bonne manière pour poser la question, en fonction du genre et de l’occupation pour avoir enfin la réponse qu’ils entendaient avoir coûte que coûte ! Simple comme bonjour ! Il suffisait d'y penser ! Pour un parti politique qui entend faire de la société canadienne une société sans discrimination de genre, la contradiction n’est pas rien. En fait, la solution du Parti Libéral du Canada coule de source : vu que le problème des armes à feu est lié aux hommes, alors fessons dans le tas ! On savait que le premier ministre croyait aux licornes et qu’il était ultra féministe mais, à ce point, cela soulève tout de même un problème de forme et une inquiétante contradiction dans le discours. Et moi qui croyait que la Constitution canadienne protégeait autant les hommes que les femmes de toutes discriminations. Je suis franchement médusée et totalement désorientée.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : de profilage selon le sexe (en l'occurrence les hommes), selon l’occupation (les agriculteurs), et selon la région (les régions ressources). Au Canada, l’un des pays les plus pacifiques au monde, les armes à feu et la violence ont un sexe. Et les hommes qui en possèdent descendent tous du Sasquatch !

Ah oui, j'oubliais ! Trouvez pas ça curieux que cette étude ne fait mention que des trois ou quatre grandes villes derrière la requête anti-armes à feu, et qu’elle omet de mentionner les quelque 220 municipalités du Québec qui ont passé un règlement pour demander le retrait du registre des armes à feu !?! Il y a une telle malhonnêteté intellectuelle derrière cette sorte d’étude, il y a une telle hypocrisie chez ces soi-disant esprits scientifiques que cela en devient insupportable...

Akakia

http://angusreid.org/gun-control-handgun-ban/

mercredi, mai 22, 2019

La soviétisation du Parti Libéral du Canada

L'honorable Bill Blair, ministre de la Sécurité et des Frontières du Canada dans le cabinet du Parti Libéral de Justin Trudeau. La police avec un siège ministériel en plein notre Parlement !

Le front simiesque,
L’œil vitreux,
Le nez autoritaire,
Le rictus sévère,
La tête bien écrasée sur des épaules en béton armé,
Le port droit mais sans prestance, comme une statue de sel.
Il n’y a rien de facile, ni d’inspirant ni d’émancipé chez cet homme sans nuance dont l’esprit ne semble ouvert que pour la rectitude militaire et manifestement formé au port de la cravache. Il est l’exemple parfait de ce qu’une démocratie ne saurait permettre d’élire en son sein pour fleurir.

Dites-moi que ça vous rassure d’avoir une telle personne titulaire du ministère Canadien de la Sécurité et des Frontières. On se croirait dans l’Union soviétique sous Staline. Vraiment inquiétant ! Ce type n’en a rien à cirer de la liberté ! De ma vie, je n’aurais jamais cru que le Canada allait devenir si bas. Le simple fait d'avoir placé un policier, qui plus est l'ancien chef de la police de Toronto, au poste de ministre de la Sécurité et des Frontières du pays, témoigne de la dérive totalitaire du gouvernement Trudeau qui nous fait entrer dans l'État policier. C'est un manquement grave à toutes les règles de la démocratie. Alors ne nous étonnons pas des ingérences du premier ministre Trudeau dans les rouages de la justice dans les sordides affaires SNC Lavalin et du Vice-Admiral Mark Norman, commandant en second de l'armée canadienne, injustement accusé par Trudeau dans l'affaire des chantiers Davie shipbuilding.

Réveillez-vous bon dieu, où il sera trop tard....

Akakia

L'honorable Bill Blair, ministre de la Sécurité et des Frontières du Canada. Difficile de croire que le Canada soit encore une démocratie digne de ce nom...