Les délires d'Akakia

mardi, juillet 09, 2019

La décrusifixion de l'Assemblée nationale du Québec

Hier, c'était le cas de la statue de Champlain de la ville d'Orillia en Ontario, de l'église Saint-Cœur-de-Marie sur la Grande Allée et de la fontaine des Abénaquis qui faisait partie des plus belles pierres de notre Parlement. Aujourd’hui, c’est La Croix de l’Assemblée nationale, symbole de notre unicité, qui a pris le bord... 
 
Pendant ce temps-là à l'Assemblée nationale...

Le crucifix qui trônait à l’assemblée nationale depuis 1936, vient d’être décroché pour être remisé sur une tablette poussiéreuse perdue dans un entrepôt poussiéreux du Musée de la Civilisation. C’est une pratique reconnue au sein des gouvernements dans ce pays. Quand le dossier est un peu brûlant, très brûlant ou trop brûlant, le gouvernement profite du début des vacances estivales, pendant que tout le monde a l’esprit détourné, la p’tite Molson entre les deux jambes et le barbecue en surchauffe, pour procéder.

M. Legault, en politicien aguerri, sait fort bien qu’il vient de tirer un grand coup sur le nerf sciatique des Québécois de souche, Canadiens français et Métis. Il aura beau fournir gratuitement les tubes de Voltaren pour soulager la douleur, je ne crois pas que ça va passer aussi facilement. Le geste est non seulement historique, il a valeur de symbole, et pas n’importe lequel des symboles. C’est sous ce signe que Champlain a fondé Québec et la Nouvelle-France, sous ce signe que Maisonneuve a fondé Montréal en plantant sa croix sur le mont portant son nom, sous ce signe que les Patriotes de 1837-38 ont combattu l’oppresseur anglais, sous ce signe qu’ils ont combattu pour la liberté et par ce signe qu’ils ont dessiné leur drapeau, la croix bien au centre avec les quatre fleurs de lys aux croisillons. Cette croix blanche qui nous ramène invariablement aux fondements de notre histoire, aux heures les plus sombres comme les plus glorieuses.

On verra bien dans quatre ans ce qu’il en restera. Les Québécois de souche sont du curieux monde. Ils oublient la couleur des chaussettes qu’ils portent et le montant du chèque de paie qu’ils ont touché le jour d’avant. Mais ils savent aussi se montrer intraitables et d’une mémoire infaillible quand on touche à des symboles d’une telle puissance, quand on s’en prend à leur langue, à leur identité, à leur liberté et tout ce qui leur permet d’exister en tant que peuple et nation, quand ils se sentent trahis ! Car c’est bien de cela dont il s’agit, d’une trahison !


Un signe des temps...

Sous prétexte de voter la loi 21 sur les signes religieux, fallait-il en arriver là ? M. Legault le justifie en tant que compromis. Moi, même si je suis catholique non pratiquante et mordicus pour la laïcité, je trouve qu’il a plutôt manqué de courage. Ce geste formel marque notre temps et dit très bien où le Québec en est rendu. Je ne pécherai pas par excès de prudence et ne me priverai pas de vous dire le fond de ma pensée. Dans la réalité politique à laquelle fait face M. Legault, ce geste radical a été posé pour apaiser la colère des derniers arrivants qui forment maintenant la plus grande partie de la population de l’île de Montréal et qui étendent leurs pouvoirs sur le Québec comme le font les anneaux d’une pierre tirée dans l’eau. Et pendant que le Québec des arrivants se densifie et se fortifie au sein de la grande île, pendant qu’ils imposent leurs valeurs, leurs cultures et leurs religions, celui des régions recule sans cesse et voit arriver la vague avec beaucoup d’appréhension.

Hier, c'était le cas de la statue de Champlain de la ville d'Orillia en Ontario, de l'église Saint-Cœur-de-Marie sur la Grande Allée et de la fontaine des Abénaquis qui faisait partie des plus belles pierres de notre Parlement. Aujourd’hui, c’est la croix de l’Assemblée nationale, symbole de notre unicité, qui a pris le bord, et cela dit bien où nous en sommes rendus dans notre histoire. Demain, ce sera quoi ? Que restera-t-il de nous, des peuples fondateurs dans dix, vingt, trente ans. Inévitablement beaucoup moins que ce qui en reste aujourd’hui. À quant le point d’impact ? Car, de la façon dont évolue les choses au Québec, il y aura impact ! Et peut-être plus vite qu’on peut le croire ou espérer...

Akakia

dimanche, juin 30, 2019

Pont Samuel-de-Champlain, on ne pouvait pas nommer mieux

« La conclusion fut que le sieur de Champlain leur dit : quand cette grande maison sera faite, alors nos garçons se marieront à vos filles, et nous ne serons plus qu'un peuple. Ils se mirent à rire, repartans : Tu nous dis toujours quelque chose de gaillard pour nous réjouir, si cela arrivoit nous serions bien heureux ». (Texte intégral tiré de la Relation des Jésuites pour l'année 1633).

Enfin, un nom qui parle de Nous et qui Nous renvoie la juste image de ce que Nous sommes devenus dans la continuité. Aucun personnage de notre histoire pouvait nous rendre un plus juste reflet de la nation québécoise. Un peuple et une nation nés d’une rencontre exceptionnelle entre l’Europe et l’Amérique. Ceux qui nous dénigrent aujourd’hui dans le débat sur l’identité, auraient intérêt à revoir la vie de cet explorateur d’exception à qui l’histoire reconnaît la fondation de la Nouvelle-France. Pendant que les Anglais et les Espagnols mettaient en place des politiques d’extermination des populations autochtones rencontrées dans leurs espaces coloniaux, les Français eux, privilégiaient la rencontre des peuples et le mariage entre les hommes venus de France avec les femmes autochtones.

Ce sont donc deux visions du monde totalement opposées qui ont donné des fruits complètement différents.

Champlain aimait profondément l’Amérique et les Indiens, et il l’a prouvé tout au long de sa présence dans la vallée du Saint-Laurent jusqu’à sa mort survenue à Québec le 25 décembre 1635. À cet égard, il a même été le premier Européen à pactiser avec les Indiens. Il l’a fait d’un cœur sincère lors de la fameuse rencontre de la pointe Saint-Mathieu (en face de Tadoussac), en 1603, avec le chef Anadabijou qui l’a autorisé à s’installer sur le territoire en échange d’une aide militaire contre les Iroquois, leurs ennemis séculaires. Et il a confirmé ses bons sentiments envers les Indiens trente ans plus tard, en 1633, avec le chef Capitanal, quand il lui a proposé de faire un nouveau peuple (le peuple Métis) en mariant ses jeunes hommes venus de France avec les jeunes femmes de l’Alliance algique (huronnes, Montagnaises, Algonquinnes, Micmaques, etc.).

L’esprit de cette rencontre des peuples véhiculé par Champlain est toujours en nous et a fait de nous ce que nous sommes devenus. Mieux que quiconque, au nom de son pays, il a construit un pont entre la France et le Saint-Laurent, entre les Français et les Indiens, et il est tout à fait symbolique qu’on attribue son nom en entier au pont qui relie la Métropole au reste du Québec. Il reste maintenant à la Métropole de ne pas l’oublier...

Akakia

lundi, juin 03, 2019

Plein feu sur le nabot de Québec !



Pour une troisième journée d’affilée, le Journal de Québec braque son kodak sur Régis Labeaume. Quand ce n’est pas lui, c’est Valérie Plante. Ça n’en finit plus ! Le samedi, c’est la prostate à Régis qui est bénie par Stéphanie Martin, la thuriféraire en titre du journal. Le dimanche, c’est sur le tramway, le lundi c’est sur le troisième lien, le mardi sur l’aéroport de Québec et les jours d’après, pour bien finir la semaine, sur les corps aux pieds de Régis.

Je comprends que Pierre-Karl et Québécor lui en doivent une maudite bonne avec le Centre Vidéotron, cet éléphant blanc qui ne fait pas ses frais. Mais il faudrait tout de même se garder une petite gêne !

Encore ce matin, que de l’encens sur Labeaume, le Petit Nabotléon de Québec. Le Journal de Québec, comme son grand-frère le Journal de Montréal, porte aujourd’hui bien son nom. Rien sur les régions. Ou plutôt, quand il daigne nous faire une place bien petite, c’est sur des affaires de chiens écrasés et de feu de remise à souffleuse à neige. Ce matin, 3 juin, page 9, dans un petit recoin, il est question d’une femme de Chicoutimi qui s’est attaquée à coup de pelle sur sa rivale pendant qu’on nous amène sur les traces de Régis qui fait présentement « Une visite émouvante à Auschwitz ». Sérieux ! Me demande bien où sont les retombées pour Québec et les payeurs de taxes ?

Que des branlages d’encensoir sur Plante et Labeaume. Que pour Montréal et Québec. Il y a quinze ans, quand j’ai pris un abonnement, le Journal de Québec ouvrait un espace appréciable pour les régions. J’ai alors abandonné mon abonnement au Quotidien du Saguenay qui était en train de s’écrouler et pris un abonnement au Journal de Québec. Aujourd’hui, maintenant qu’il a fait le plein des régionaux, plus rien. Le journal s’est quotidiennisé ! Je songe sérieusement à me désabonner de cette feuille de choux ! Et j’invite tous les régionaux qui se sentent floués par ce journal à entamer une réflexion sur cet appui qu’il reçoit de nous. Un appui de moins en moins mérité...

Akakia

samedi, juin 01, 2019

De Louis XVI à Régis Labeaume

Le 23 janvier 1793, jugé coupable par le tribunal révolutionnaire d'avoir abusé de ses pouvoirs et d'avoir trahi son peuple, le roi Louis XVI, descendant de la dynastie des Capétiens, est guillotiné.
À 190$ de l’heure pour une fonctionnaire chargée de vérifier les débordements de coûts dans les travaux publics de la ville de Québec, il y a de quoi s’interroger sur les capacités mentales d’un maire qui défend un tel système. Je crois que les médecins de M. Labeaume qui ont réussi à le guérir de son cancer de la prostate auraient dû poursuivre le traitement jusqu’à la racine du mal, dans la partie du corps qui loge le cerveau. Car, justifier un tel salaire pour une employée du peuple, c’est carrément du délire !

190$ l’heure, pour une fonctionnaire, si brillante soit-elle, c’est une insulte envers tous ceux et celles qui travaillent dur et qui ont peine à rejoindre les deux bouts ! Et on se demande comment naissent les révolutions. Retournez à vos livres d’histoire et allez voir comment ça c’est passé à la fin du règne de Louis XVI. Si les décors et les costumes changent, le scénario en reste invariablement le même : les abus des dirigeants, les excès dans les revenus, une partie du peuple qui crie famine.

Ils ont bien raison d’avoir peur du peuple et de tout faire pour le désarmer...

Lisez cette nouvelle publiée en page trois du Journal de Québec de ce 1er juin 2019, et osez me dire que ça vous passe 100 pieds par dessus la tête ! Moi pas !!! J’ai travaillé pendant 50 ans et je me suis retrouvée à 70 ans avec un revenu de 840$ par mois, incluant ma pension de vieillesse et ma Régie des Rentes du Québec ! Il y a de quoi se coucher enragé et se lever le matin sans avoir décoléré de la nuit...


Akakia

https://www.journaldequebec.com/2019/06/01/labeaume-en-pologne-pour-proteger-un-siege-social?fbclid=IwAR3XCmn-sNSdSDnZaYB7VLH_Lcjkc9i9M4wlWKoNX0KecgSZuptS-l3Nl6M

vendredi, mai 24, 2019

Bannissement des armes à feu au Canada, une loi basée sur le profilage selon le sexe et manifestement contre les hommes


http://angusreid.org/gun-control-handgun-ban/


Selon ce qui ressort clairement d’une étude d'opinion publique réalisée par l'Institut Angus Reid (qui prend bien soin de préciser qu’ils n’ont pas été payés pour ce faire, faites-moi rire) ; selon cet institut qui ne vit que grâce aux dons de charité qu’on veut bien leur accorder cela est bien connu, les Canadiens sont divisés en fonction du sexe au sujet de la possession d'une arme à feu. Le constat a de quoi troubler les esprits. Lisons le libellé de cette fameuse enquête : « Opposition à l'interdiction des armes à feu conduites en grande partie par des hommes, des Canadiens des régions rurales et des propriétaires d'armes ». A ce qu’il parait, le consensus est d’ailleurs indiscutable : « Six Canadiens sur dix (61%) se déclarent favorables à une interdiction totale de la possession d'armes de poing par des civils, ce qui est demandé par certaines des plus grandes villes du pays. Le niveau de soutien passe aux trois quarts (75%) lorsqu’on envisage une interdiction des armes d’assaut. »

Blair, Goodale et Trudeau, « eux ils l’ont l’affaire », comme dirait Elvis Gratton ! Ces génies de la formule tordue et des enquêtes-bidons ont finialement réussi à trouver la bonne manière pour poser la question, en fonction du genre et de l’occupation pour avoir enfin la réponse qu’ils entendaient avoir coûte que coûte ! Simple comme bonjour ! Il suffisait d'y penser ! Pour un parti politique qui entend faire de la société canadienne une société sans discrimination de genre, la contradiction n’est pas rien. En fait, la solution du Parti Libéral du Canada coule de source : vu que le problème des armes à feu est lié aux hommes, alors fessons dans le tas ! On savait que le premier ministre croyait aux licornes et qu’il était ultra féministe mais, à ce point, cela soulève tout de même un problème de forme et une inquiétante contradiction dans le discours. Et moi qui croyait que la Constitution canadienne protégeait autant les hommes que les femmes de toutes discriminations. Je suis franchement médusée et totalement désorientée.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : de profilage selon le sexe (en l'occurrence les hommes), selon l’occupation (les agriculteurs), et selon la région (les régions ressources). Au Canada, l’un des pays les plus pacifiques au monde, les armes à feu et la violence ont un sexe. Et les hommes qui en possèdent descendent tous du Sasquatch !

Ah oui, j'oubliais ! Trouvez pas ça curieux que cette étude ne fait mention que des trois ou quatre grandes villes derrière la requête anti-armes à feu, et qu’elle omet de mentionner les quelque 220 municipalités du Québec qui ont passé un règlement pour demander le retrait du registre des armes à feu !?! Il y a une telle malhonnêteté intellectuelle derrière cette sorte d’étude, il y a une telle hypocrisie chez ces soi-disant esprits scientifiques que cela en devient insupportable...

Akakia

http://angusreid.org/gun-control-handgun-ban/

mercredi, mai 22, 2019

La soviétisation du Parti Libéral du Canada

L'honorable Bill Blair, ministre de la Sécurité et des Frontières du Canada dans le cabinet du Parti Libéral de Justin Trudeau. La police avec un siège ministériel en plein notre Parlement !

Le front simiesque,
L’œil vitreux,
Le nez autoritaire,
Le rictus sévère,
La tête bien écrasée sur des épaules en béton armé,
Le port droit mais sans prestance, comme une statue de sel.
Il n’y a rien de facile, ni d’inspirant ni d’émancipé chez cet homme sans nuance dont l’esprit ne semble ouvert que pour la rectitude militaire et manifestement formé au port de la cravache. Il est l’exemple parfait de ce qu’une démocratie ne saurait permettre d’élire en son sein pour fleurir.

Dites-moi que ça vous rassure d’avoir une telle personne titulaire du ministère Canadien de la Sécurité et des Frontières. On se croirait dans l’Union soviétique sous Staline. Vraiment inquiétant ! Ce type n’en a rien à cirer de la liberté ! De ma vie, je n’aurais jamais cru que le Canada allait devenir si bas. Le simple fait d'avoir placé un policier, qui plus est l'ancien chef de la police de Toronto, au poste de ministre de la Sécurité et des Frontières du pays, témoigne de la dérive totalitaire du gouvernement Trudeau qui nous fait entrer dans l'État policier. C'est un manquement grave à toutes les règles de la démocratie. Alors ne nous étonnons pas des ingérences du premier ministre Trudeau dans les rouages de la justice dans les sordides affaires SNC Lavalin et du Vice-Admiral Mark Norman, commandant en second de l'armée canadienne, injustement accusé par Trudeau dans l'affaire des chantiers Davie shipbuilding.

Réveillez-vous bon dieu, où il sera trop tard....

Akakia

L'honorable Bill Blair, ministre de la Sécurité et des Frontières du Canada. Difficile de croire que le Canada soit encore une démocratie digne de ce nom...

lundi, mai 20, 2019

Le canon obusier des Patriotes pris à l'ennemi lors de la bataille de Saint-Denis, 22 novembre 1837



Modèle réduit d’un canon obusier Howitzer, semblable à celui amené à Saint-Denis par les troupes du colonel Gore. C’est avec ce genre de pièce que les Anglais réussirent à tuer quatre Patriotes, morts au champ d’honneur. Nommons-les pour que l’histoire ne les oublie pas : Honoré Brouillette, de Saint-Antoine, fut étripé ; Joseph Dudevoir, cultivateur de Saint-Denis, eut une épaule et la tête emportées ; Eusèbe Phaneuf, coupé en deux ; Charles Saint-Germain, frappé en pleine poitrine.


Dans l’histoire des Canadiens français, s’il est un jour qui mérite un rappel et trois bravos ! c’est bien celui-là. Comme c’était le cas depuis l’humiliante capitulation du 8 septembre 1760, il y avait des fusils, des canons et un obusier, mais ils étaient dirigés contre le peuple qui n’en avait pas suffisamment pour répondre au change. La scène est mémorable et mérite d’être rappelée. Nous sommes en fin de soirée du 22 novembre 1837. Les troupes anglaises marchent sur Saint-Denis où se sont regroupés une centaine d’insurgés dirigés par Wolfred Nelson. Pour les disperser, l’administrateur colonial, Sir John Colborn, a confié au colonel Gore, un vétéran décoré de Waterloo, et au lieutenant-colonel Wetherall, la mission de les encercler à Saint-Denis, d’y aller sans ménagement, de se saisir de leurs chefs et de casser dans l’oeuf cette jacquerie paysanne. Les britanniques ont de quoi être confiants. 

Les sachant mal armés et mal équipés, Gore croit courir vers une victoire facile et entend attaquer sans attendre Wetherall qui est parti de Chambly. Il est vrai qu’il est en position de force. En effet, il dispose  de 300 soldats tirés des 24e, 32e et 66e régiments, de cavaliers du Royal et d’un obusier Howitzer de 12 livres. De leur côté, les Patriotes, qui se sont regroupés à Saint-Denis, ne disposent que de 119 vieux fusils dont 57 seulement sont en état de faire feu. À dix heures du matin, Gore ordonne à ses artilleurs d’ouvrir le feu. Les coups font mouche et décapitent quatre des plus vaillants patriotes. 

À défaut d’armes, de munitions suffisantes et de canons pour équilibrer les forces, les insurgés ont de la détermination et un vieux compte à régler avec l’occupant anglais. Encouragés par l’arrivée des renforts, les patriotes redoublent d’ardeur. Ceux qui n’ont pas de fusils récupèrent les pétoires de leurs camarades tombés au combat, se ruent à leur corps défendant sur les habits rouges qui vacillent, reculent et se dérobent finalement en s’enfuyant vers Sorel où ils sont poursuivis par les patriotes qui réussissent à leur enlever leur canon et à faire quelques prisonniers. Le soir venu, chacun compte ses pertes : en plus de l’obusier, des fusils et des munitions abandonnés à l’ennemi dans leur débandade, les Anglais ont perdu environ 60 hommes, dont 30 tués ; les patriotes ont eu 12 tués et 4 blessés, tous Canadiens français. Selon les commentateurs, les chiffres divergent quelque peu mais le résultat final reste le même. Bien qu’ils auront à payer chèrement cette victoire, les Patriotes ont réussi à récupérer leur dignité perdue trois quarts de siècles auparavant. Le gant a été relevé. C’est au moins ça de gagné  !...

Russsel-A. Bouchard

Texte tiré du catalogue d'exposition de Russel-A. Bouchard, in Modélisme, histoire et écriture – Mes Passions, Musée de la Pulperie, Chicoutimi, 2014.

Plus long qu’un mortier mais plus court qu’un canon ordinaire, le canon Howitzer de 12 livres a été mis en service dans le troisième quart du XVIIIe siècle et était coulé avec des tourillons*, de manière à pouvoir l’installer sur un affût de campagne. Il était utilisé à la fois comme pièce de siège et de campagne.