Les délires d'Akakia

lundi, juin 11, 2018

« F**K TRUMP » (Robert de Niro)

Photo de Russel-Aurore Bouchard.

Ça fait un an et demi que j’attends pour me faire une idée bien à moi sur Trump, le président élu des Etats-Unis. J’observe, je prends notes de ce qu’il fait, de ce qu’il dit, je tente de ne pas me laisser influencer par les médias qui font chorus contre lui sans jamais nuancer, et je me questionne sur son instabilité caractérielle manifeste. Je le vois agir et je le vois aller. Sa dernière esbroufe, son comportement tout à fait inacceptable lors du G7 et son revirement spectaculaire au sujet du communiqué commun, m’ont finalement convaincu. Cet homme que les électeurs Américains ont élu pour chef est un fou, un danger pour la planète. 

Et tout le mal que je pense de lui ne ternit en rien la profonde admiration que j’ai pour nos voisins du sud... et tout le mal que je pense du G7 et de Trudeau qui n’a même pas été assez futé d’éviter de tomber dans le piège que tous les observateurs (sauf lui) avaient pourtant vu dans le visage de cet homme caractériel !

Depuis une semaine, Trump crache sur nous, sur le Canada, son plus fidèle ami depuis toujours, son plus important partenaire commercial, et, quoi qu’il en pense, son voisin pour l’éternité. Et bien que je déteste Trudeau comme je n’ai jamais détesté un politicien canadien à cause de son insignifiance crasse et de sa légèreté intellectuelle, en crachant sur cet abruti il a craché sur moi et je n’apprécie pas. Certes, le Canada n’a rien de parfait et celui que nous avons élu pour nous représenter à l’international n’est pas à la hauteur du défi auquel nous avons à faire face. Mais c’est mon pays, et quand mon pays est attaqué aussi bêtement par l’abruti d’en bas qui fait flèche de tout bois, je m’insurge contre l’agresseur et je sers les coudes avec les miens.

Akakia