mardi, juillet 08, 2008

Le mouvement pour le rétablissement du nom de « Chicoutimi », ne lâche pas prise...

Suite à la bévue de « Paris Match », qui a semé toute une confusion entre la ville et la province de Québec, le Comité pour le rétablissement du nom de Chicoutimi s'est trouvé là une occasion inattendue de donner un coup d'épaule à sa roue. Il faut convenir, d'emblée, que la fusion municipale qui a rayé de la carte le toponyme mythique de « Chicoutimi » au profit de la confuse ville de « Saguenay », est loin d'apaiser les craintes des pro-Chicoutimi.

Personnellement, comme Chicoutimien de naissance et de tous les instants, je partage cette inquiétude. Je dénonce le trucidage politique de ce puissant lieu commun, de ce formidable ambassadeur du Saguenay–Lac-Saint-Jean à l'étranger. Dire « Chicoutimi », c'était déjà tout dire à ceux et celles qui rêvaient du Québec, du Canada, de l'Amérique ! Le fait est bien connu ; au Québec, l'idée qu'on se fait du patrimoine se limite à sa pelouse, à sa piscine et à sa souffleuse à neige. Et que le Diable emporte le reste, même s'il ne reste plus rien pour la postérité.

Comment a-t-on pu se tirer dans le pied à ce point et dans une telle indifférence générale ?! C'est à n'y rien comprendre !

Par la présente, je tiens à rendre grâce à ces gens qui n'ont pas lâché la proie pour l'ombre. Le regard fixé vers un avenir prochain, ces hommes et ces femmes se battent avec une détermination sans failles et une dignité citoyenne qui fait l'éloge de la démocratie dans une joute où les dés ont été pipés d'avance par l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, le chef d'orchestre de ce désolant dénouement.

Depuis que Cartier en a découvert l'embouchure, le Saguenay n'a jamais été autre chose qu'un Royaume et un fleuve. Il n'a jamais été ni poste de traite, ni village, ni ville, comme ce fut le cas de Chicoutimi que les missionnaires ont du reste prononcé pour la première fois en 1661. Ce ne serait que justice envers l'Histoire et la réalité géographique que de revenir à cette réalité.

Akakia
Le Chicoutimien


« Merci Russel, de nous permettre d'être présent sur ton blog, je me permettrai de dénoncer les dirigeants municipaux en obligeant les organisateurs comme le Festival des vins à Saguenay alors que c'est sur la rue Racice à Chicoutimi ainsi que le Festival des Rythmes du Monde à Saguenay alors que c'est à Chicoutimi toujours sur la rue Racine, pourquoi caché le nom Chicoutimi si ce n'est pour le faire disparaître le plus vite possible. Je regrette que les organisateurs ne fassent pas plus de pressions pour que Chicoutimi soit en évidence, on manque de colonne vertébrale et on dépense un paquet d'argent pour faire de la publicité de la part de Promotion Saguenay et de la ville pour promouvoir le nom Saguenay que seulement 8% de la population se sert selon un sondage effectué par notre organisme cette été. 92% des gens de la grande ville se servent quotidiennement de leur adresse d'origine pour s'identifier. Ce qui prouve hors de tout doute que le nom Saguenay comme nom rassembleur et nom de notre ville est un fiasco monumental. Que Chicoutimi reprenne sa place comme ville centre et que Saguenay redevienne le nom de notre région et qu'il prenne la main du Lac-St-Jean comme il l'a toujours fait ...Saguenay Lac St-Jean

André r. Gauthier »

7 Comments:

Anonymous Anonyme
dit :

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Quelle triste épisode que celui de Chicoutimi "tronquée". Un sacrilège contre la mémoire et l'histoire . Cet oeuvre des néo-lucides à Bouchard, Landry, Marois et Brassard...et leurs ouailles saguenéennes et jeannoise!

Curieux quand même qu'on les porte aux nues d'élections en élections à Chicoutimi même...aujourd'hui encore...main dans la main avec le Lac St-Jean!

Richard Harvey

1:09 p.m.  
Anonymous Guy Laberge
dit :

Russel,

Merci de m'avoir envoyé ce texte. C'est très encourageant pour nous.
Plus je contacte de gens, plus je me rends compte que très nombreux sont ceux qui, sans faire partie de notre Mouvement, partagent notre objectif.
Nous voulons saisir toutes les occasions qui se présentent pour tenir éveillée cette population qui, bien évidemment, a tendance à se réfugier dans son indifférence habituelle.
Nous savons que nous dérangeons beaucoup de gens qui ont baissé pavillon depuis belle lurette.
Nous savons aussi que, si aujourd'hui une autre occasion de voter était offerte à notre population, nous passerions encore à côté du nom de Chicoutimi et par une plus forte marge encore qu'en 2002. Voilà pourquoi il ne faudrait pas remettre à nouveau entre les mains de cette population le sort du toponyme le plus porteur d'histoire et d'identité.

Mais, nous ne lâcherons pas de sitôt.

Un texte très fort que celui que vous avez écrit et très motivant pour nous.

Guy L.

Chicoutimi.

2:24 p.m.  
Blogger Sylvie
dit :

Bonjour M. Bouchard,

Juste un mot pour vous dire que j’ai adoré cette lettre parue dans le Quotidien. Plusieurs personnes m’ont dit l’avoir aussi beaucoup aimée. Je demeure à Chicoutimi et je crois pareillement qu’une erreur s’est produite quant au choix du nom de la ville. Il nous faut revenir au nom de Chicoutimi ou adopter celui de Chicoutimi-Jonquière, tel que l’avait suggéré le comité sur le nom de la ville en 2002. Des villes au Québec ont, comme on sait, opté pour un nom composé lors de leur fusion (Dolbeau-Mistassini, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Rouyn-Noranda, Sorel-Tracy, Masson-Angers, cette dernière intégrée à la ville de Gatineau en 2002). Pourquoi n’en serait-il pas de même chez-nous, si l’on ne peut faire accepter le nom de Chicoutimi seul? Personnellement, je n’aurais aucune gêne à dire que ma ville est Chicoutimi-Jonquière. Je ne pourrai jamais dire la même chose pour Saguenay.

Sylvie Dussault,
Chicoutimi

10:09 a.m.  
Blogger Sylvain, La Vie d'art triste
dit :

Les fusions antérieures ont aussi entraîné les noms poétiques et historiques de Grande-Baie et Port-Alfred, ainsi que la Baie des Ha! Ha!. Bienvenue à La Baie (la baie quoi? la baie d'Aisnes), arrondissement de Saguenay, sur les bords de La Baie sur le Saguenay.
- Mais où c'est, ca? qu'est-ce que ça veut dire?
Ça ne veut rien dire, à part que des décideurs payés très chèrement ont décidé ça comme ça, avec toutes sortes d'arguments abracadabrants à l'appui. Aujourd'hui, ils sont très fiers de leur coup, d'avoir coupé les gens de leurs racines, de leur histoire, de leur milieu de vie.
Si quelqu'un décidait de changer notre prénom et notre nom de famille, on rouspéterait, on dirait qu'on ne veut pas, que ça nous appartient et qu'ils n'ont pas le droit de faire ça. Le nom d'une ville où on est né et grandi, c'est la même chose, c'est notre patrimoine, ça nous appartient. Ce n'est pas à cause qu'il y a des fusions qu'il faille changer quelque chose. Quand on devient adulte, qu'on se marie et qu'on a des enfants, une voiture et un ou deux emplois, on garde le même nom. Un nom, c'est pour la vie.
Le nom d'un ville, d'un village, c'est la même chose; ce n'est pas à cause qu'il y a des amalgames qu'il faille changer quoi que ce soit. Il est important de garder les repères que les citoyens se sont faits.
Moi, je dis toujours Chicoutimi, je ne changerai jamais celà, tout comme je dis toujours, aussi, Grande-Baie et Port-Alfred.
Je souhaiterais que le nom de Chicoutimi revienne pour la grande ville; effectivement, il comprend Jonquière aussi, historiquement, car ce nom désigne justement le lieu entre les deux grandes rivières, Chicoutimi et aux Sables, d'après ce que Russel a dit dans un article précédent. Jonquière, c'est beau aussi et je l'utilise toujours quand même, mais il est évident, pour moi, que Chicoutimi englobe ces deux villes, ainsi que La Baie aussi, par extension. C'est un nom de ville très important, connu dans le monde entier, eeffectivement, autant que Montréal et Québec.
J'appuie cet organisme de défense du nom de Chicoutimi, et je souhaite qu'il réussisse à fairer prendre conscience aux gens que c'est très important de garder, réhabiliter, le nom de Chicoutimi pour la nouvelle grande ville.

12:03 a.m.  
Blogger Le bleuet souriant
dit :

C'est drôle mais je sort d'une élection fédérale et j'ai durant un mois et une semaine été le fier candidat du comté Chicoutimi–le-Fjord.

Encore une chance que les péquistes n'aient pas eu l'idée de demander au grand frère fédéral : le Bloc, de faire changer le nom du comté pour celui de Saguenay–Le Fjord...

Pour ma part, cette fusion a eu des choses de bonne mais à quel prix. Non pas seulement en raison de la perte du nom des villes et villages mais aussi pour une perte sèche de citoyens car quand les péquistes ont choisi ce nom pour essayer de faire élire leur candidat dans Jonquière (rappelez-vous l'élection partielle à la suite de la démission de Bouchard) ils ont ainsi dévié le débat sur la désintégration socio économique de notre région toute entière. Ce n'est pas seulement notre identité que l'on perd à petit feu L c'est aussi notre population... ( 50 000 citoyens depuis 1984 !

Marc Pettersen
Ex Candidat Libéral fédéral dans CHICOUTIMI-Le-Fjord

8:43 p.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

Je comprends toujours pas pourquoi les gens s'obstinnent encore.

Revenez-en un peu les amis parceque vous êtes pathétiques...

Le Saguenay, c'est le seul Fjord en Amérique du côté Atlantique du continent. C'est tout de même de quoi être fier...

Arrêtez un peu de vous battre pour Chicoutimi. Démago comme vous semblez l'être vous être probablement les premiers à geuler contre les Montagnais alors pourquoi avoir un nom dans leur langue ?? Vous êtes rempli de contradiction et, visiblement, vous avez besoin d'une cause à défendre...

Allons-y pour l'Union, et non pas pour un mouvement de vieux pits qui ont perdu le contrôle de ce qui leur arrivent et qui veulent sauver le peu qui leur reste...

Quand vous aurez un site oueb on s'en reparle !!

Mouha!

11:49 a.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

Le nom de Saguenay, comme nom de la ville, est ridicule et stupide. L'esprit de clocher a triomphé. Une honte.

1:56 p.m.  

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