jeudi, juin 28, 2007

Le Québec malade de lui-même – Un « Conte du Bas-du-Fleuve » !

La question qui tue !

Le débat des accommodements raisonnables, qui a exulté avec l'affaire d'Hérouxville, l'hiver dernier, a ouvert une brèche inédite dans le dernier chapitre de l'histoire du Québec qui n'a de cesse de régresser. Minée de l'intérieur par les démons de la xénophobie contre lesquels elle se croyait exorcisée jusqu'au jugement dernier, la société québécoise est devenue méconnaissable avec le tournant du millénaire. Elle donne aujourd'hui l'impression d'une société morcelée, « dressée contre elle-même », en proie à des convulsions ethniques tout à fait inédites, cassée en deux si ce n'est en trois sur les plans de l'occupation du territoire et du sentiment d'appartenance à une identité nationale : entendons le Nord, le Centre et le Sud ; respectivement occupés par les Autochtones (Indiens, Métis et Inuits), les Canadiens français et les néo-québécois.

Les Québécois sont ils à ce point déchirés ?! La question qui tue vient justement d'être posée par le journal Le Devoir aux lendemains de la fête nationale, à dix « personnalités venues des différents coins du Québec ». Pour Victor-Lévy Beaulieu, le premier intello du lot appelé à donner le coup de pied dans le tombereau de fumier fumant de la fameuse nation civique, le problème est fondamental et est imputable, au premier chef, à nos élites municipales qui sont « prêtes à tout pour de l'argent vite fait ». C'est écrit en toutes lettres dans Le Devoir du 26 juin dernier.

Son coin de pays à lui, nommons la région de Trois-Pistoles et le collier de municipalités qui l'encercle, se meurt, déplore-t-il tout-à-trac, de la médiocrité de ses élus, du vieillissement de sa population, de ses... « femmes battues » (c'est encore écrit en toutes lettres !), des familles qui se passent les chèques d'assistance sociale de père en fils depuis au moins trois générations, et de son effondrement démographique qui lui aurait coûté semble-t-il la moitié de ses habitants depuis le dernier demi-siècle.


La panacée

Pour l'auteur de Jos Connaissant qui, par une totale méconnaissance des ressorts fondamentaux déterminant la manière d'évoluer des sociétés (nommons au premier chef le principe de... « l'égalité des chances » qui aurait fait des régions ressources (sic) des partenaires de Montréal plutôt que des colonies) ; pour V.-L. B. donc, il n'y a qu' « une seule solution » pour tirer le Québec de sa descente aux enfers : « l'immigration » ! L'immigration accompagnée d'une assimilation forcée de ce qui reste de Québécois pure laine, par le métissage. Pour rendre nos infrastructures régionales viables, explique-il le plus sérieusement du monde, il ne suffirait donc que d'un « apport massif d'immigrants » ; ce qui « forcerait les autorités locales à sortir de leur xénophobie, à s'ouvrir sur un monde, ne serait-ce que celui de Montréal, qu'ils ne connaissent pas et dont ils ont peur ».

Autrement dit : montréaliser l'ensemble de la société québécoise, du nord au sud en passant par le centre, à défaut de pouvoir faire le contraire. Pour être plus précis au cas où vous n'auriez pas bien saisi l'astuce, il suffirait à la seule Gaspésie d'un flux de 5000 immigrants triés sur le volet, exclusivement des « jeunes », « déterminés » et accrochés à un chèque de « 30 millions de dollars sur cinq ans, [de manière à] pouvoir relancer l'agriculture, l'agroalimentaire, la forêt, l'agroforesterie et le tourisme ». Rien que ça ! C'est tellement simple, tellement « radical » pour reprendre le terme exacte du prolifique auteur, qu'on se demande pourquoi les gouvernements provincial et fédéral qui se sont succédés depuis le début des années 1970 et qui ont programmé de toute leur incompétence le fameux « modèle québécois », n'y ont pas pensé ?

Voilà qui devrait faire plaisir au maire Tremblay (celui de Montréal), à Pierre Falardeau, au président de la SSJB section Ludger-Duvernay et à bien d'autres encore qui n'en demandaient pas tant, pour tonifier Montréal, la métropole effondrée, et guérir de la maladie de la mort lente une nation malade d'elle-même, pour ne pas dire malade à en crever de sa métropole et de ces faiseux de pays qui ont laissé la proie pour l'ombre en reniant l'existence même des Canadiens français afin de conquérir le coeur des derniers arrivants. Il y a, dans cette rocambolesque saga, de quoi inspirer le prochain one man show d'Yvon Deschamps, dans sa formidable suite de « Conte du Bas-du-Fleuve ».


L'assimilation volontaire des Canadiens français

À maladie de cheval remède de cheval ! Mais ce que ne dit pas le vétérinaire qui nous propose cette panacée pour remettre sur pied le Québec profond à partir de son Bas-du-Fleuve natal, c'est de quel chapeau il entend faire sortir ces 5000 nouveaux habitants (quand on sait si bien que Montréal a toutes les peines du monde à attirer sinon retenir son apport migratoire qui est loin de souffrir la comparaison avec le reste du Canada) ? C'est comment il entend instruire tous ces gens venus d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud et des Europes, aux particularités incontournables de l'agriculture boréale et laurentienne, de l'agroalimentaire, de la forêt, et de l'agroforesterie qui se pratiquent dans le plat pays ?

Il lui faudrait nous dire également, comment il entend sortir les aborigènes de Trois-Pistoles et des environs de leur dépendance chronique aux prestations d'aide sociale ? Comment il entend étendre ce formidable modèle au Nunavik, à l'Abitibi, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et à la Côte-Nord qui souffrent, il faut bien le dire également, du même syndrome de l'effondrement du fameux modèle québécois ? Et il devra nous expliquer comment il entend faire accepter cette formule d'assimilation volontaire en faveur de l'arrivant, par les autochtones des régions ressources —Indiens, Métis, Inuits et Canadiens français— qui, contrairement à ceux qui pensent comme lui, sont loin d'avoir jeté la serviette...

À défaut de reforger les ressorts mal trempés et mal recuits qui ont provoqué l'éclatement du pendule fleurdelisé, vidons donc simplement le boîtier et remplaçons-le par une carte à puces imprimée à l'étranger de manière à ce qu'ils s'y retrouvent bien chez soi.

Du principe de l'inégalité des chances comme modèle

Auteur de « La désintégration des régions du Québec » publié en 1991 aux Éditions JCL, le sociologue Charles Côté a pourtant tenté, jusqu'à l'épuisement de ses forces, à attacher le grelot de la désintégration des régions. Peine perdue. Le Québec a toujours cette formidable faculté de se conter des histoire à dormir debout et de regarder les yeux à l'envers l'étroit sentier qui mène à sa destinée. Dans les conclusion d'un modeste « Mémoire [présenté le 10 juillet 1986] à la Commission d'Étude sur l'avenir des municipalités » du Québec, Côté avait du reste établi, données officielles à l'appui, que le sous-développement économique des « régions ressources » —au profit de Montréal— mettait la table à leur sous-développement social, à leur appauvrissement, à un accroissement de la morbidité, à un déclin des naissances doublé d'un exode massif de leur jeunesse au profit de Montréal. Si rien n'était fait prestement pour corriger la trajectoire, le Québec était en train de s'engager, l'accélérateur au plancher, dans le dernier droit le menant aux abîmes de son histoire. Je le répète : nous étions alors en... 1986.

Pour ce chercheur, qui commençait à battre la mesure dans la double foulée du « Mémoire du Conseil des affaires sociales et de la famille présenté devant la Commission d'étude sur les municipalités » (10 juin 1986) et du « Rapport de la commission d'étude sur les municipalités » présidé par Jacques Parizeau en personne (automne 1986) ; rien ne pouvait être plus clairement établi. La suite de cette incroyable histoire de désintégration nationale concoctée en 1970 dans la plus totale des complicités entre les élites, les élus et les parlements, était toute écrite. Lisons plutôt :

« N'est-il pas étonnant d'apprendre, par exemple, que les mauvais résultats en mathématiques et en français, qu'un nombre anormalement élevé d'arrestations pour facultés affaiblies, que les logements insalubres, que le nombre d'adultes condamnés, qu'une plus faible espérance de vie à la naissance, qu'une plus grande proportion des prises en charge pour délinquance et protection sociale, qu'un plus faible niveau de scolarité, qu'un revenu qui se situe sous le seuil de la pauvreté, etc. se trouvent toujours concentrés dans les mêmes territoires. » (Cf., Mémoire du Conseil des Affaires sociales..., op. cit., p. 4)


Tant qu'à mourir bêtement, mourons lâchement !

Trente ans plus tard, les jeux sont faits. Le Québec a fini par se consumer lui-même, de lui-même et par lui-même. Félicitons-le ! Totale réussite ! Pour en arriver à ce formidable résultat, il n'a pas eu besoin de son ennemi séculaire, l'anglo-saxon. Il n'avait, comme il l'a fait si bien du reste, qu'à remettre sa destinée aux mains des clercs qui ne se sont pas privés pour entasser Pélion sur Ossa ! À cet égard, la solution que nous offre ces jours-ci Victor-Lévy Beaulieu n'a donc rien d'une trouvaille. Elle n'est que la suite d'un lancinant parcours, qu'un rappel de l'ordre du jour d'un sordide programme politique visant à vider le Québec des « régions ressources » pour permettre à Montréal de sauver sa peau en s'emparant des lambeaux des régions qu'elle a vampirisées. De toute beauté !

S'il y a une victoire dont le Québec peut se vanter aujourd'hui, c'est bien celle d'avoir réussi, en trente ans seulement, à s'auto-mutiler avec une telle efficacité qu'il a même été en mesure de buriner sa propre épitaphe : « Requiescat in pace. » (opere citato V.-L. B.). Non seulement les Québécois n'ont-ils pas déjà payé le gros prix de ce cuisant échec collectif, voilà que, par la plume d'une classe d'intellos en bobettes, d'écrivains satisfaits d'eux-mêmes et de récipiendaires de la République des Médaillés à qui le présent gouvernement Charest vient de confier au reste la lourde responsabilité de trouver une solution à la crise d'Hérouxville (une crise dont ils ne sont pas étrangers !) ; non seulement n'ont-ils pas payé suffisamment cher pour des politiques suicidaires, voilà que le Québec des régions, par l'une de ses plumes les plus vibrantes, la plume la plus « prolifique du Québec » cela est aussi vrai, en redemande encore et encore, s'offrant même à troquer les trois derniers joyaux du patrimoine ancestral : sa mémoire ; son identité ; sa dignité.

Tant qu'à mourir bêtement, pourquoi pas en profiter pour mourir lâchement ? Deux morts pour le prix d'une. De cette manière, les Québécois seront sûrs et certains de ne pas en avoir manqué une !...

Triste fin !

Akakia

11 Comments:

Anonymous Anonyme
dit :

Cher Akakia,
Vos propos ce jourd'hui sont loin d'être du délire! L'ire que je je décèle est amplement justifiée.

J'ai attendu à la fin de ma journée de travail pour lire, relire et bien comprendre de quoi il retourne après avoir jeté un coup d'oeil ce midi... J'avais bien vu en croquant dans mon repas, qu'il y avait du contenu et du sérieux dans votre propos, et je voulais y porter toute mon attention au retour du boulot.

Le tableau: le sort de la nation canadienne française est en jeu et nos élites sont mises à contribution pour proposer des pistes de solution afin de relancer les berceaux et redonner du pep au flambeau de la langue, de la culture et redéfinir la nation et la fierté de la nation.

Je ne me serais jamais attendue à la solution envisagée par monsieur Victor Lévy Beaulieu! Hmm... il en a fumé "du bon" je pense ces derniers temps... Ouf!! Je ne vois que cette raison pour justifier une telle fantaisie.

L'immigration massive et en "belle peur" pour repeupler les régions qui ont été déjà mises bien assez à contribution il me semble pour faire vivre la métropole. On nous saigne et ensuite on nous propose des cataplasmes, là où les vantouses ont laissé quelque espace pour le pansement. Quelle carotte sortirons-nous pour les attirer? Un beau programme de subventions bien sûr, comme des prix de consolation pour être venus endurer nos quatre saisons et notre jargon! Non mais!

Qu'est-ce que cette folie? Faire des mariages arrangés par le gars des vues, comme au bon vieux temps des "filles du Roy", sauf que là, ce serait des gens triés sur le volet, tout azimut, et pas juste des filles bien sûr!

J'aimerais bien voir les critères de sélection. La bureaucratie aidant, on est pas sortis de l'auberge. Darwin ne trouverait certes pas la sélection très naturelle, et l'on sait que là où l'arbitraire s'installe, l'injustice s'en fait un ami. Il y aurait certes des régions plus choyées que d'autres, j'en mets ma main à couper.

Je propose autre chose aux Québécois pour faire bonne mesure avec Monsieur Victor.

Volet économique: Votons immédiatement un crédit d'impôt à vie pour les familles de quatre (naissances vivantes selon les critères légaux en vigueur) enfants et plus, accordons une prime substantielle à la naissance du cinquième et sixième enfant qu'il soit de famille nucléique ou reconstituée, rebâtissons des écoles ou rénovons et agrandissons celles qui en ont besoin.

Volet culturel: augmentons les cours d'histoire, relançons l'artisanat obligatoire, revalorisons les cours de français et subventionnons les groupes musicaux où le français est à l'honneur et les troupes de danses folkloriques :-) Je m'amuse et je fabule je sais :-)

Voilà ce qui relancerait la nation et l'économie et attirerait les gens à venir vivre ici, car ils verraient des gens heureux, et comme vous le savez, on est toujours mieux de faire envie que de faire pitié.

Excusez-là! :-)

Esther Gravel, St-Félicien

6:07 p.m.  
Anonymous Richard Harvey
dit :

Russel,

Je vous remercie personnellement de ce plaidoiyer et de ce témoignage. Il est une relance pour ceux ( et non les moindres) qui en ont manqué un grand bout et qui devraient, me semble-t-il, réfléchir deux fois plutôt qu'une aux choses importantes s'il en est, avant de les écrire ou les dire. Victor a ses raisons que la raison ignore ...parfois!

8:31 p.m.  
Anonymous Russel Bouchard
dit :

Victor devrait accrocher ses patins et fermer ses livres. Il vient de faire la démonstration —et le journal Le Devoir qui a accepté de publier une telle croûte en a profité pour faire la sienne— qu'il est complètement out !

Russel

10:15 p.m.  
Anonymous Richard Harvey, Métis
dit :

RÉFLEXION SUR UN TEMPS...

Charles Côté est un « crieur du temps ». C’est un terme que j’emploie pour décrire ces personnages, ces individus – nous en sommes aussi vous et moi et beaucoup d’autres, bien malgré nous – qui perçoivent loin devant et loin derrière le chemin parcouru et celui a parcourir. Question de survie. C’est instinctif. Victor Lévy-Beaulieu renonce à lui-même. C’est son problème. Il fait partie dorénavant de ces gens qu’on a hissé au Panthéon de la Civique Nation comme les Vennes, les Vigneault, Bouchard et autres traîtres du Pays et de ses racines canadiennes françaises et métisses. Pas étonnant que le Devoir de Môrial l’ait pistonné. Ces gens se cherchent des clowns dans ce genre pour préparer et alimenter les futures discussions qui auront bientôt cours en rapport avec les accommodements raisonnables. Le Nouveau Monde se cherche encore !

Les temps changent mon ami(e), avant longtemps ces gens n’auront plus d’emprise sur le cours des événements. Plus personne de ceux-là ne pourra plus jamais faire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment. Ce jour où nous aurons démontré à tous qui sont les héritiers réels de ces immenses territoires que nous habitons...et qui nous habitent.

12:45 p.m.  
Anonymous Richard Harvey
dit :

À ce propos faut que je vous raconte le comble de la bêtise. Il y a quelques années j’avais assisté à une conférence à l’UQAC où le ministre fédéral de l’immigration de l’époque ( j’ai oublié son nom mais c’était un québécois) était venu annoncé un programme de 20 M$ pour favoriser l’intégration des immigrants, temporaire ou définitive, dans les régions du Québec dites en « déclin » et en perte démographique.

J’étais le seul « autochtone » de la conférence sur une soixantaine de personnes présentes, mise à part le gratin politique et universitaire qui venait pour ramasser sa part du gâteau. La salle était donc remplie d’immigrants potentiels.

J’avais alors souligné qu’avec cet argent on pourrait garder nos jeunes familles ici ( dans nos régions) et les empêcher d’aller se perdre dans Môrial ou ailleurs à la recherche d’un emploi. Que ces jeunes étaient déjà intégrés dans leur milieu et que c’était contre leur gré qu’ils émigraient vers les grands centres urbains, là où il y avait concentration de l’activité économique. Que les efforts d’intégration en région donneraient des résultats mitigés à cause justement de l’attrait que constituent les centres urbanisés, surtout pour un immigrant. Car c’est là que sont concentrés toutes les infrastructures du système. C’est simple.

Le zig m’avait regardé d’un air déconfit et m’avait dit : « c’est très intéressant ce que vous dites Monsieur, je vous félicite ». Je lui avait alors tourné le dos et était parti de suite. Il valait mieux !

...plus ça change plus c’est pareil !

9:19 a.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

Monsieur Harvey, ce que vous aviez dit était pourtant le gros bon sens. Il y a pour le malheur du pays des gens qui ont une dent contre le bon vieux "gros bon sens" et qui préfèrent chercher "midi à quatorze heures". Ça fait moins populo et ça revet un semblant de vernis de recherche approfondie, songée, creusée, extirpée des méandres des cerveaux des pseudo-intellectuels qui squattent le Ministère de l'immigration au Fédéral, ou même dans les officines du Conseil du Trésor, et du ministère des Finances ici au Québec.

On se tue à répéter ici dans notre région et dans les autres régions du Québec ce que vous avez dit à cette conférence à l'UQAC, mais il n'y a de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre... Je vous comprend d'avoir tourné les talons à ces zigottos, après qu'ils vous ait poliment glissé comme une poussière, sous le tapis. Ils mériteraient une tarte à la crème au visage pour pareil affront. Des lâches!

Je comprends mieux maintenant après l'expérience que vous avez vécue et relatée ici les effets et les causes de tout ce gaspillage qui vident nos régions de nos jeunes. L'incompétence, la malhonnêteté, les intermédiaires (avec nos 2 paliers de gouvernement, faut pas s'en étonner) qui ne veulent qu'une chose, se graisser la patte ou fouiller carrément dans l'enveloppe, et en prime récolter les honneurs. Que le diable emporte les régions, ils n'en n'ont rien à foutre. Grrrrr..... Je bouts.

Incompétence et malhonnêteté, voilà les deux principaux fléaux qui pourissent le pays. On a bien raison de trouver que ça pue! Je vous félicite d'avoir pris le micro pour leur dire où était le gros bon sens. Vous avez été honnête envers la Raison et envers vous même. Peut-être qu'un jour, la raison triomphera!

Esther Gravel, St-Félicien

11:25 a.m.  
Anonymous Zach Gebello
dit :

Je suis tombé sur le cul quand j'ai lu son texte le 26.
Donner le territoire aux immigrants pour que les arbres et la terre ne se sentent pas seuls après notre départ éternel.

Franchement.

Et c'est cette attitude suicidaire, réductrice, nihiliste, qui sort de la bouche de toute l'élite "intellectuelle" artistique mourialaise.

Allez-y lire cette horreur de Marie Laberge sur Vigile.net:
http://www.vigile.net/article7512.html

On lui a demandé d'écrire un texte pour une plaque sur une fontaine en face du parlement de Québec.

En voici une partie:
« Nous sommes d’ici, Hurons-Wendat, Innus, Cris, Abénaquis et tous nos frères/Nous sommes de France, d’Écosse, d’Irlande, d’Angleterre et de plus loin encore... »

Elle a écrit ce texte dans l'esprit d'une légende hurbaine mourialaise, qu'elle croit être une vérité, d'inspiration de rectitude politique "civique", comme elle l'avoue ici:

"Ce « plus loin encore » embrasse tous les autres arrivants. « Je pense notamment aux Vietnamiens. Comment ignorer que le nom le plus répandu au Québec, après Tremblay, est N’Guyen ? »"

Imaginez. NGuyen serait le deuxième nom de famille en importance au Québec! Son texte se veut l'épithaph sur une fontaine qui sert de tombe à la nation Canadienne Française! Oups! En fait, si elle nomme bien les peuples Amérindiens, Écossais, Irlandais, et même Anglais, elle évite totalement les Canadiens Français et les Innuits du Nunavik.
Elle nous "suggère" parmis ceux-là qui ne sont pas "d'ici" mais de France!

Comme VLB, elle prépare déjà la tombe et les arrangements pour cette deuxième conquête du territoire, par les vietnamiens cette fois!

Très sceptique devant cette allégation par une femme de lettre respectée qui pourtant j'en suis sûr prend toujours grand soin de vérifier avant d'affirmer, je décida de faire quelques recherches sur le site de l'Institut de la statistique du Québec pour voir l'horreur de mes propres yeux.

Voici la réalité:

Il y a autour 250,000 noms de familles au Québec.

Mais il n'y a que 100 noms de familles au Vietnam.

40% de ces 100 noms vietnamiens sont les NGuen! C'est une Dynastie conquérante dont les Vietnamiens adoptaient le nom pour éviter les représailles.
Sur une population de 84 millions de Vietnamiens, il y a pas moins de 33.6 millions de NGuyen!

Les 30,000 vietnamiens du Québec sont majoritairement des NGuyen.

Mais même cette particularité culturelle vietnamienne n'a pas assez d'effet pour déloger les noms des Canadiens Français au Québec.

Les 100 premiers noms en importance au Québec sont tous Candiens Français.

Le premier, biensûr, est les Tremblay avec 1,08% de la population du Québec.

Le deuxième n'est pas NGuyen mais Gagnon avec 0.79%

Bouchard en 5emme position avec 0.56%!

NGuyen est à la 130emme position.

Mais Marie Laberge préfère croire, sans même vérifier, que nous sommes définitivement et irréversiblement un peuple multiculturel au pluralisme ethnique à la grandeur du Québec, et que ce mérite d'être écrit dans une tablette de bronze comme un commandement.

On devrais aussi lui demander d'écrire les dépliants touristiques afin que les visiteurs aient une idée juste du Québec qu'ils visitent!

Le pays des Tremblay et NGuyen!

6:19 p.m.  
Anonymous Marie Mance Vallée
dit :

Vous le savez, je demeure au centre-ville de Montréal pour des raisons familiales. Mais pour combien de temps encore... Hier, histoire de voir ce qui se passait en ce ler juillet, je suis allée fureter ici et là.

J'ai dû constater, à mon regret, encore une fois, que nous ne sommes plus chez nous. Que le ler juillet est devenu la Fête des Immigrants d'obédience canadienne, ces mêmes immigrants à qui on permet après quelques années ici, quand ce n'est pas quelques jours comme au référendum de 1995 de décider avec arrogance et pour nous de ce que nous voulons. La plupart ne parlent que la langue anglaise dans le métro, sur le trottoir, ect... puisqu'ils sont des ressortissants des anciennes colonies anglaises. Ils se pavanent avec le drapeau canadien dont on nous a volé la feuille d'érable et l'hymne national. J'y ai vu d'après leur morphologie quelques descendants anglophones sans doute ici depuis la conquête de 1760 ou encore des envahisseurs canadiens des autres provinces (Plan B du gouvernement fédéral). Selon Normand Lester, il en resterait à peine 300 000 et nous devons leur payer un système de santé et d'éducation à leur convenance. Et c'est nous qui payons pour tout cela. Nous pouvons bien être pauvres et manquer d'argent, nous dit-on. Nous sommes en train de redevenir les porteurs d'eau, cette fois-ci, non pas de l'Anglais mais de l'immigrant.

En ce qui concerne Montréal, quant à moi,il n'y a plus rien à faire. La ville est dans les mains des immigrants et des communautés culturelles, des assimilés canadiens-français qui n'ont plus d'identité, et des mafias internationales.

Il y avait une exposition des artistes en arts visuels et artisans sur Saint-Catherine. Le commentaire le plus souvent entendu « en français », quand c'est possible, est le suivant : l'exposition ne marche pas et ce serait la dernière année qu'elle se tienne. Comment une ville si importante!!!!ne peut-elle pas faire vivre une telle exposition.

C'est bien simple. Montréal reçoit environ 50 000 par année, soit une ville moyenne québécoise, et si ce n'est plus, et sans compter les illégaux qui, à mon avis sont très nombreux. Qui sont ces immigrants qui traînent dans le métro et les centres commerciaux en plein jour? Sont-ils tous étudiants????? pour lesquels nous devons payer???? Sont-ils des illégaux????? Sont-ils si bien sélectionnés???? Je crois que c'est le ver dans la pomme. Les nouveaux arrivants vivent dans leurs ghettos, consomment leur propres nourritures, possèdent leur propres boutiques, etc...Qu'ont-ils à faire des activités des Québécois???? C'est une manière comme une autre de nous faire disparaître.

ET n'allez pas croire que je sois contre les immigrants. N'avons-nous pas depuis la Nouvelle-France intégré ou encore assimilé, n'ayons pas peur des mots, les nouveaux arrivants???? Si les immigrants ne s'assimilent pas, nous sommes perdus. La révolution tranquille, le mouvement féministe, l'avortement, l'ouverture au monde depuis Expo 67, sous prétexte de progressisme, nous aura conduit à notre propre extinction. Nous n'avons pas besoin de l'Anglais pour le faire. Nous le faisons nous-mêmes.

Ne nous demandons pas pourquoi les hôpitaux sont engorgés, entre autres à Montréal, et maintenant sur la rive-sud de Montréal. Cette arrivée massive d'immigrants depuis les dix dernières années et dont nous sommes si fiers!!! doivent bien être malades de temps en temps. Nos gouvernements successifs avaient-ils prévu les infrastructures nécessaires à ces arrivées massives. Ou ont-ils adopté la méthode de l'autruche afin de ne pas éveiller le « de souche » qui pourrait peut-être se révolter...un jour...sait-on jamais...

Il faudra bien savoir ce que nous voulons. Voulons-nous continuer cette arrivée massive d'immigrants? Ou demander vigoureusement et pour un temps sa cessation? Il est vrai que les lobbys financiers et économiques sont très puissants. Ils y voient la nouvelle manne pour l'avenir au détriment de l'existence même d'une nation. Et nos politiciens, intellectuels et autres sont du même avis. Que fait-il faire? Que nous réserve l'avenir? Il n'y aura plus de « revanche des berceaux». Que faire?

9:32 a.m.  
Anonymous Esther Gravel
dit :

Nos intellectuels sont à court d'idées en matière de consolidation des idéaux nationalistes... Ouff! Plus ça va plus je pense que ce que je disais à la blague est mieux que les suggestions de VLB... Quant à Marie-Laberge, l'orientaliste, que dire? Si le Québec change de visage trop vite, les canadiens-français seront les enfants pauvres et notre histoire ne voudra plus rien dire et tombera dans l'oubli le plus total... Les seules réminissences de ce que nos ancêtres ont été se retrouveront sur quelques vieilles pierres ici et là (Vieux Québec, Trois-Rivières et Montréal) ... mais nos valeurs et notre culture seront à tout jamais oubliées...

Oufff.... les Gens du pays ne sont présentement plus qu'une poignnée et ils sont tellement isolés et distancés les uns par rapport aux autres que c'est comme si nous n'avions plus un seul corps et un seul esprit, ... nous sommes des liliputiens au pays des géants...

Esther Gravel

9:50 a.m.  
Anonymous Richard Harvey
dit :

Nous devrons effectivement choisir entre un modèle sociétal expansioniste à outrance ou la raison d'un équilibre qui nécessite un recentrage de de nos valeurs et de nos priorités. Nous devrons également trouver une façon de composer ( c'est pas vraiment compliqué) avec la pluralité des modèles et des structures en matières d'occupation de territoires et de gestion de ceux-ci. Le modèle "régionaliste" où les espaces naturels sont prépondérants doivent être administrés différemment des territoires urbanisés. Ces deux modèles apparemment en contradiction l'un et l'autre doivent devenir complémentaires et en équilibre concurrentiel.

6:51 p.m.  
Anonymous Marie Mance Vallée
dit :

Il est certain que le modèle politique et social que nous connaissons dans le moment est complètement dépassé et chambardé en raison, entre autres, de la mondialisation et du déplacement des populations. Et à mon avis, ce n'est que le début... Nos politiciens ne semblent pas se rendre compte de ce fait.

Attendrons-nous que les « autres » décident pour nous?

Il me semble que dans ce dossier nous devrions être pro-actifs. C'est une question de survie.

8:45 p.m.  

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