mercredi, février 07, 2007

Le suicide ? Que le résultat d'une profonde souffrance accouplée à un profond désespoir...

Le suicide ? Que le résultat d'une profonde souffrance accouplée à un profond désespoir !

Pourquoi je le sais ? Simplement parce que j'ai échappé au mien que j'avais programmé pour le 1er janvier de la présente année.

Pourquoi j'y ai —par bonheur et fort heureusement— échappé ? Simplement parce qu'il y avait quelqu'un à l'écoute, quelqu'un qui était là au bon endroit et au bon moment. Quelqu'un pour qui le mot aimer veut tout dire, qui ne juge pas et qui accueille...

Je suis heureux d'être là pour en témoigner et pour aider à ma façon.

Russel Bouchard



Un important groupe de porte-parole s’est mobilisé aujourd’hui afin de faire de la prévention du suicide une priorité au Québec.
2007-02-05 14:36 - Communiqué de presse


MONTREAL, le 5 février 2007. - / LBR.ca / - Un important groupe de porte-parole s’est mobilisé aujourd’hui afin de faire de la prévention du suicide une priorité au Québec. Le groupe est de composé de Gaetan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps, Claude Castonguay, ancien ministre de la Santé du Québec et créateur de l’Assurance maladie, Rose-Marie Charest, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Hélène et Sylvie Fortin de la Fondation André Dédé Fortin, Yves Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec, Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec et Chantal Renaud, Marie-Annick Lépine, membre du groupe Les Cowboys Fringants, Henri Massé, président de la FTQ, Ariane Moffatt, artiste, Michael Sheehan, juge et Louis Lemay, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide.

Depuis un bon nombre d’années, les statistiques sur le taux de suicide nous démontrent que le Québec se situe parmi les premiers rangs au monde des pays industrialisés. Le suicide est devenu, avec le cancer, le deuxième problème majeur de santé publique et représente la première cause de mortalité chez les hommes âgés de moins de 40 ans et le tiers des décès chez les 15-19 ans. Le Québec est la province canadienne où le taux de suicide est le plus élevé. Il est donc urgent d’agir. Il est grand temps de faire de la prévention du suicide une priorité au Québec.

Dans le cadre de la 17ième édition de la Semaine de prévention du suicide, les porte-parole de cette année ont cosigné une lettre d’opinion dans laquelle est illustrée la problématique et où l’on trouve des moyens tangibles qui pourraient contribuer à une baisse du suicide au Québec. Une stratégie québécoise en prévention du suicide est essentielle. Cette stratégie contiendrait une série de moyens visant à faire baisser le taux de suicide au Québec.

Restreindre l’accès aux moyens. Lorsque l’accès à un moyen de s’enlever la vie est restreint, il est peu probable qu’un suicide impulsif se produise. La personne suicidaire peut avoir une chance de trouver de l’aide avant de trouver un moyen de s’enlever la vie. Un programme de retrait des armes en lieu sûr ou l’installation de barrières dans des lieux publics où se produisent un grand nombre de suicides, telles les barrières anti-suicide du pont Jacques-Cartier, ont montré une diminution du nombre de suicides. Nous devons effectuer l’identification des moyens qui causent la mort au Québec et agir en conséquence.

Les Sentinelles. La Stratégie d’action jeunesse 2006-2009 rendue publique le 29 mars 2006 par le gouvernement Charest inclut le déploiement de sentinelles (personnes formées de façon à reconnaître les signes de détresse) dans les milieux de vie des jeunes et les lieux de travail afin de mieux lutter contre le suicide. Nous devrions envisager que ce programme soit déployé dans d’autres milieux, par exemple, les centres de détention ou les résidences pour aînés.

Faire connaître la ligne 1 866 APPELLE. Le Québec s’est doté d’une ligne téléphonique provinciale, le 1 866 APPELLE, dédiée à la prévention du suicide. Ils sont plus de 100 000 Québécois par année à le composer, joignant ainsi l’un des 30 centres de prévention du suicide. Il faut investir davantage afin de faire connaître cette ressource par le biais de la publicité et des relations publiques, au même titre que nous investissons dans les campagnes contre le jeu pathologique et la vitesse au volant.

Aide intensive aux personnes à haut risque. Les personnes qui font des tentatives de suicide présentent un risque accru de récidives. Il existe une initiative norvégienne mettant l’accent sur le suivi des personnes à leur sortie de l’hôpital à la suite d’un traitement pour tentative de suicide. De ce fait, nous devons développer de nouveaux programmes au Québec qui tiennent compte du suivi et de l’aide aux personnes suicidaires. Et cela, aussi bien suite à une tentative qu’à plus long terme et en assurant la coordination entre divers milieux hospitaliers et une grande variété d’organismes communautaires et d’intervenants.

A propos de la Semaine de prévention

La 17ième édition de la Semaine de prévention du suicide (SPS) se déroulera à travers la province du 4 février au 10 février 2007 inclusivement. Organisée par l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et appuyée par des centaines d’organismes à travers le Québec, la Semaine de prévention du suicide a pour but de sensibiliser la population à l’importance d’être vigilants et attentifs aux indices de détresse et aux comportements suicidaires car « les apparences sont parfois trompeuses », d’encourager les personnes suicidaires, leur entourage et les personnes endeuillées par le suicide à sortir de l’isolement et à demander de l’aide et d’informer la population de l’existence de la ligne 1 866 APPELLE. Dans le cadre de la Semaine de prévention du suicide, plusieurs activités sont organisées aux quatre coins de la province, dont des colloques, conférences, rencontres en milieu scolaire, spectacles, expositions ainsi qu’une campagne publicitaire.

A propos de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS)

Fondée en 1986, l’Association québécoise de prévention du suicide vise à promouvoir la prévention du suicide et à réduire le suicide et ses conséquences en mobilisant le maximum d’individus et d’organisations. Elle regroupe les Centres de prévention du suicide, plusieurs individus, chercheurs et organismes publics ou communautaires s’intéressant au problème du suicide.

Dans les quatre prochaines années, les membres, provenant d’une variété de
milieux, mettront leurs efforts en commun dans les quatre axes de
développement suivants: la représentation, la mise en réseau et la
concertation, le développement des compétences et la sensibilisation à la
prévention du suicide et aux conséquences du suicide. Pour de plus amples
informations : www.aqps.info.

• 30-

/Renseignements: Simon Falardeau, Capital-Image, (514) 739-1188, poste
231, Cell: (514) 755-5831; Miriam Lauzon, Capital-Image, (514) 739-1188, poste
235/

4 Comments:

Anonymous Richard Harvey
dit :

Vous allez peut-être trouvé que j'ai une bien grande gueule ces temps-ci! C'est parce que j'ai le temps et que ces sujets sont TRÈS intéressants!!


Bien que je partage un peu l’avis de tout le monde sur ce drame collectif que nous vivons en tant que participants à la société québécoise – le Québec possédant depuis plus de trente ans le record du taux de suicide des pays de l’occident industrialisé – je ne peux faire autrement que de poser la question, à savoir si tous ces programmes et ces mesures de prévention du suicide ne sont pas malheureusement et bien involontairement que des cataplasmes destinés à s’attaquer aux effets et aux conséquences du suicide très élevé au Québec pour en cacher l'horreur, plutôt que de chercher à en connaître ou à en découvrir les causes véritables!

Je dis ces choses parce que c’est un problème qui me préoccupe particulièrement. Se pourrait-il qu’il y ait une ou plusieurs causes à ce phénomène qu’on se refuserait d’envisager. Se pourrait-il que nous nous refusions à une analyse rigoureuse et exhaustive de tous les paramètres sociaux, potentiellement vecteurs de l’accroissement dramatique du taux de suicide au cours des dernières décennies ?

Comment se fait-il par exemple que la grande majorité des analyses et des études portant sur le haut taux de suicide chez certaines communautés autochtones, s’entendent toutes pour identifier des causes de natures sociétales à ce problème comme l’organisation sociale, familiale, politique, économiques, l’éducation, l’instruction, les drogues , l’alcool, l’inceste, la violence, la morbidité etc. et que ces comportements ne soient JAMAIS identifier comme vecteurs potentiels du même phénomène dans l’ensemble de la société québécoise ?

À mon avis, on peut faire disparaître TOUTES les armes de la planète si on veut. Le vrai problème en sera-t-il pour autant réglé ?

J’aimerais bien entendre les propos du sociologue Charles Côté et de son comparse Daniel Larouche à ce sujet !

Je vous suggère de lire leur bibliographie par l'intermédiaire de la rubrique "Les classiques des sciences sociales". Une merveilleuse initiative de M. Jean-Marie Tremblay, enseignant au CEGEP de Jonquières.(http://classiques.uqac.ca/)
Des auteurs Charles Côté et Daniel Larouche

Avec tout mon respect.

2:09 p.m.  
Blogger Ishtar
dit :

Comme tu as raison d'associer la souffrance et le mur du désespoir! Béni soit le jour où tu es née de nouveau, née pour aider ceux et celles qui verront dans ton histoire, une raison d'espérer. Tu étais généreuse dans tes écrits dans ta vie d'avant tout en souffrant de cette fausse identité qui t'étouffait, alors Imagine maintenant que tu vis et respire enfin et te sens en conformité de coeur et d'esprit. Je suis sûre que toute la société québécoise va tirer profit de ton témoignage, mais surtout ceux et celles qui souffrent le plus. Ceux qui se sentent différents et qui n'en peuvent plus de se cacher et de manquer d'air. Si jamais je peux être d'une aide quelconque dans un avenir proche ou lointain, il me fera plaisir de t'apporter mon concours.

2:23 p.m.  
Anonymous Russel Bouchard
dit :

Merci de tout mon coeur pour ces beaux mots et pour l'espoir qu'ils suscitent.

Akakia

3:28 p.m.  
Anonymous Mariam
dit :

This is great info to know.

5:20 p.m.  

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