vendredi, février 02, 2007

André Boisclair en chute libre, des boulets pleins les pieds... et sans parachute !

Je ne commenterai pas les déboires d'André Boisclair au sein de la famille péquiste. Tout a déjà été dit, argumenté, montré, commenté, démonté. Il y a celles (et un peu ceux) qui lancent un filin d'araignée à leur chef bien aimé en espérant pouvoir ainsi amortir sa chute dans sa funeste descente vers les abîmes. Et il y a ceux (pas beaucoup de celles) qui aimeraient bien voir la grande trappe de l'histoire se refermer sur sa tête de premier de classe afin de permettre à Landry de revenir sur le trône !

Dans un cas comme dans l'autre, le malaise au sein de la famille péquiste est total. L'image faisant office du vide et des non-dits en ce lieu, la bouille du jeune chef en perdition avec son sourire pleine dents dit tout. On dirait un grand garçon flanqué de ses deux mémés, la mère et la grand-mère, mémé Lemieux et mémé Harel, de retour en classe après avoir été taxé par ses camarades plus vieux que lui.

Si le ridicule ne tue pas en politique, le pathétique oui ! Car c'est l'image qui en prend un coup. Hier midi, à la radio de Radio-Canada, il fallait écouter les propos de tout un chacun pour bien saisir la vitesse de la chute. Plusieurs ont même reproché ces déboires aux caricatures de Gérard D. Laflaque. Et le pire, c'est que c'était là la meilleure défense des amis (ies) de Boislcair.

À cette hauteur du plancher, les parachutes ne s'ouvrent plus. Trop bas, trop tard.

Akakia

2 Comments:

Anonymous Richard Harvey
dit :

Un peu de lecture sur la débandade...? Voici un commentaire éloquent de VLB.


La fin du Parti québécois ? Bon débarras !

Beaulieu, Victor-Lévy

Le problème avec le Parti québécois, c'est qu'il désapprend plutôt que d'apprendre. Pour des raisons bassement électoralistes, il a d'abord désappris l'idée d'indépendance, lui substituant une souveraineté qui, depuis 30 ans, n'a pas cessé de s'étioler, au point qu'aujourd'hui elle peut signifier ceci et cela, ou ses contraires, voire chacune de ces choses en même temps. Malgré ce pourrissement idéologique, les Québécois restent favorables à la sécession du Québec. Quand Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois et Gilles Vigneault ont dit du peuple québécois qu'il est peureux et frileux, ils se sont trompés de cible : ce sont nos chefs politiques souverainistes qui sont peureux et frileux, ce sont eux qui, par leurs atermoiements et leur arrivisme, retardent la constitution du Québec en pays enfin libre.

Raisons électoralistes

L'arrivée d'André Boisclair à la tête du Parti québécois se situe dans la logique de cette pensée. Durant la course à la chefferie, il était évident que les instances du parti, toujours pour des raisons bassement électoralistes, en avaient fait leur homme en dépit du fait que le passé de Boisclair soulevait plusieurs questions pertinentes, aussi bien en ce qui concerne sa vie privée que sa vie publique.

Tout au long de la course à la direction, Boisclair n'émit pas une seule idée originale. Pour paraphraser la célèbre phrase de Jacques Parizeau, il fut élu grâce au vote ethnique et à l'argent. À cause d'une riche et solide organisation, plus de 40 000 nouveaux membres ont adhéré au Parti québécois. Qui étaientils ? Étaient-ils seulement souverainistes ? Et depuis, ont-ils renouvelé leur carte de membre ? J'aimerais bien que le Parti québécois réponde au moins à la dernière question, ce qu'il ne semble pas pressé de faire.

Depuis son élection à la tête n'a rien fait pour rassurer les militants ni l'électorat en général sur ses aptitudes à être chef de l'Opposition officielle et, peut-être, premier ministre du Québec. Ce politicien-là souffre d'une grande carence : il n'a pas d'être identitaire, il n'a même pas l'air de savoir qu'il est Québécois et que de l'être signifie d'abord un devoir de solidarité sociale et culturelle. Ce n'est pas pour rien si son maître à penser est Lucien Bouchard qui, comme premier minist re, se compor tait en patron autoritaire et qui, depuis qu'il ne l'est plus, joue au sbire à la solde des grandes entreprises qui se comportent comme les corporated bums des années quatre-vingt. ()

J'avais hâte de voir comment on réagirait au Parti québécois à la suite des commentaires de Boisclair sur le mouvement syndical. Bien sûr, celui-ci est mené par des chefs qui sont moumounes en diable, mais il n'en demeure pas moins que plus d'un million de Québécois peuvent jouir de salaires équitables, de la sécurité d'emploi et d'une possibilité de retraite sans pauvreté grâce à tout ce travail que les syndicats ont fait et continuent de faire. Richard aux propos imbéciles de Boisclair m'a sidéré. La présidente du PQ, une ancienne dirigeante syndicale pourtant, a parlé d'un simple incident. Si elle voulait nous donner une preuve de plus que le Parti québécois ne cesse pas de désapprendre, elle y est parfaitement parvenue !

Je lui conseille donc de regarder Et Dieu créa Laf laque. Les humoristes de cette émission de télévision y caricaturent parfaitement André Boisclair qui en est réduit à n'avoir plus que deux énormes mandibules et une bouche si grande et si vide qu'il est toujours en train de se mettre les pieds dedans.

Au contraire de lui, Jean Charest dégage une image plutôt sympathique à cause de l'humour qu'il véhicule, surtout quand il se prend pour Claude Blanchard et raconte des histoires drôles dans lesquelles il rit de lui-même. Et Dieu créa Laflaque contribuerait à faire monter dans les sondages la cote de popularité de Jean Charest que je n'en serais pas étonné. Qu'elle parvienne aussi à faire le contraire avec André Boisclair ne m'étonnerait pas non plus.

Inquiet

Si j'étais un candidat du Parti québécois aux prochaines élections, je serais inquiet. J'envisagerais dès maintenant la possibilité qu'au lieu d'une victoire péquiste, on se retrouve emporté par un balayage libéral comme l'Union nationale l'a été sous Rodrigue Biron. Quand on désapprend trop, c'est généralement ce qui arrive : on meurt dans les débris de sa propre histoire sans même s'en rendre compte.

Ce n'est pas là une perspective qui me choque ni ne m'attriste plus que de raison. Si ça devait permettre à un vrai parti indépendantiste et social-démocrate (comme la majorité des Québécois en manifestent la volonté) de prendre la relève, ça serait plutôt une bonne occasion de réjouissance, de stimulation politique et d'espoir culturel. André Boisclair pourra toujours aller rejoindre chez le patronat Lucien Bouchard et Ti-Guy Chevrette, avec les deux pieds en même temps dans la bouche s'il le veut. Ça serait grand bien à nous faire à toutes et à tous.

M. Beaulieu est écrivain.

8:32 a.m.  
Anonymous Richard Harvey
dit :

Les déboires du Pikiou ne me font pas ciller outre mesure. Les néonationalistes qui le contrôlent n'ont que ce qu'ils méritent. Quant à moi, ils pourraient bien avoir le Père Noël pour chef qu'ils ne m'intéresseraient pas plus pour autant.

Quand je pense à la grébiche à Landry qui pisse d'envie d'être "rechef", ça me donne des nausées. Il devrait avoir honte et surtout cesser de porter la ceinture fléchée des patriotes. C'est une insulte à leur mémoire!

Il a l'air bien ridicule quand il la porte. On dirait un gnome revêtu des parements de Géronimo!
Ou pire...Jean Chrétien se démenant pour coiffer le casque d'un soldat de l'onu!

Quelle déveine pour les Québécois!
Pauvres eux! On dirait que rien ne va plus dans la Civique Nation à Gérard et Cie. Les "Déraisonnables" qui chargent à fond, le Pikiou en phase terminale, la forêts accaparées par les amerloques et leurs sbires french canadian néonationalistes et néo-libéraux. Les Syndicats en TA! Les rivières qui coulent à l'envers! L'Énergie de nos eaux et nos vents qui va chipper le camp!

Wouah!

11:27 a.m.  

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