mercredi, mai 31, 2006

Liberté ! Liberté ! un projet inachevé...

Chicoutimi,
le 31 mai 2006

De mes lectures qui sont une sorte d'état de grâce, je vous fais savourer ce morceau d'absolu puisé dans le puits de mes solitudes où sommeille dans mon Panthéon, tout près de Zola, cette merveilleuse pensée de Victor Hugo tirée du récit de sa vie racontée par lui-même. Une larme sucrée, tombée sur le roc échancré de Guernesey, en 1855, alors qu'il vivait, fouetté par les vents de la Manche et les embruns salés de la mer, ses premières années d'exil contre la tyrannie dans laquelle était plongé son pays ses amours.

Victor Hugo ! Esprit parmi les Esprits, buriné par les vents du large et le souffle d'une âcre tyrannie. Victor Hugo, fidèle à lui-même, un hommage à la grandeur de l'humanité en marche, témoin d'une impétueuse époque qui réussit à donner, une fois de plus, tout le sens qu'on peut donner au mot LIBERTÉ, ce morceau d'Éternité !

Liberté : « La patrie est sainte, la liberté est plus sainte encore. Il y a quelqu'un qui est plus grand que Léonidas, c'est Spartacus. [...] Je ne peux ni ne veux rien cacher de ma pensée. Je vis et je pense à mes risques et périls, ce qui fait que par moments j'ai l'air d'un imbécile. J'y consens. J'ai la fierté de ma bêtise. » (Victor Hugo, Tas de Pierres)

Akakia

4 Comments:

Blogger Raphaël Zacharie de Izarra
dit :

Un texte peu connu de Victor Hugo

L'HALEINE SOLAIRE

Je déteste le soleil épais, pesant, éblouissant des beaux jours.

Les pluies en mai m'enchantent, étrangement. Un ciel couvert de nuages peut réveiller en moi les ardeurs les plus molles mais les plus authentiques. La vie, la vie poétique, cotonneuse, indolente, je la sens sous l'onde de mai, qu'elle prenne la forme de crachin tiède ou de grand voile humide. Mes humeurs s'affolent avec une exquise lenteur lorsque entrent en scène les particules d'eau qui virevoltent dans les airs, s'immiscent sur les toits, humectent les feuilles. Sur la ville la pluie vernale apporte une fraîcheur aqueuse pleine de l'odeur des champs. L'atmosphère est ralentie, trouble, chargée de réminiscences.

J'aime ne voir au-dessus de ma tête qu'un immense manteau d'une blancheur uniforme.

En juin le ciel entièrement couvert me donne une sensation d'éternité, de profondeur, mais aussi d'infinie légèreté. Les aubes de juin sans soleil me ravissent. A la lumière crue et directe de l'été je préfère la clarté douce et diffuse que filtre une barrière de brumes blanches.

En juillet je n'espère que l'éclat nivéen d'une lumière d'avril. Certains jours du mois estival la nue ne laisse passer aucun rayon, alors les champs de blé deviennent pâles comme si la Terre était devenue la Lune.

Août, je le préfère sous un vent doux et serein plutôt qu'embrasé par des tempêtes de lumière. Là, le monde m'apparaît sous son vrai jour : sans les artifices et superficialités communément inspirés par l'astre.

L'alchimie nuageuse provoque en moi un mystère de bien-être qui m'emporte loin en direction des espaces nébuleux, haut vers l'écume céleste.

Entre genèse des étoiles et éveil du bourgeon.

VICTOR HUGO

10:27 a.m.  
Anonymous Russel Bouchard
dit :

C'est magnifique ! On sent le froid de l'exil s'adoucir avec l'arrivée du printemps et l'annonce de l'été.
Merci de nous en avoir fait profiter pour parfumer notre été.

Akakia

10:44 a.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

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7:35 a.m.  
Anonymous Anonyme
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4:31 a.m.  

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