mercredi, avril 04, 2007

Le Québékistan et la « Solution Louis-Bernard » !


« Une fois élu, le PQ aura comme seul mandat de mener le Québec à son indépendance. Il devra, évidemment, continuer à administrer le Québec pour assurer la continuité des affaires, mais il mettra toutes ses énergies à organiser et à gagner le référendum. Et ensuite, à négocier les modalités de l’accession du Québec à l’indépendance, puis à mettre en place des principales institutions d’un Québec souverain, y compris la nécessaire décentralisation des pouvoirs en faveur des régions. Cela occupera l’essentiel de son mandat.

Évidemment, une fois la souveraineté faite, le Parti québécois se donnera un programme de gouvernement afin de le proposer aux électeurs lors de la première élection générale qui suivra l’indépendance. Mais il faut souligner qu’il en sera largement de même pour tous les autres partis puisque le Québec aura alors acquis de nouvelles responsabilités sur lesquelles les programmes actuels de tous les partis sont muets : droit criminel, aide internationale, défense, transport, etc.... » Louis Bernard, 2 avril 2007


***

Si vous cherchiez la manière idéale de faire du Québec un pays indépendant, totalitaire et impropre à la consommation humaine, ne cherchez plus, Louis Bernard, l'ex-mandarin du Péquistant, l'a trouvée pour Nous. En résumé : votez PQ, et laissez faire le reste, y compris les scandales et les bûchers montés pour la dissidence ! Le haut-clergé du PQ sait ce qui est bon pour ses ouailles et n'a nul besoin de se le faire rappeler par quiconque n'est pas de son évangile.

Après avoir concocté d'une main bien dissimulée le largage de 700 000 km carrés (45% du territoire québécois) aux Ilnutsh dans la tristement célèbre affaire de l'Approche commune, voilà que le grand prêtre du PQ en remet sur l'enclume en proposant la seule et unique manière de faire l'indépendance du Québékistan. C'est comme proposer à quelqu'un à qui on a bouché les deux yeux de plonger 1000 mètres plus bas dans ce qui devrait être un lac !!!

Avec la formule Louis-Bernard, terminée, donc, la promesse d'un « bon gouvernement » qui fait ses preuves avant de demander plus de responsabilités. Autrement dit : Laissez faire la constitution, Je m'en occupe pour Nous tous. Oubliez l'idée de nous proposer une manière viable et démocratique de voir la future république du Québec Inc. Vous aimez l'aventure ? Go away, le Québékistan a tout ce qu'il faut pour cela, nous nous en occupons pour Vous. Et, surtout, laissez faire les détails genre liberté, égalité des chances, fraternité et quête du bonheur....

On arrête pas le train pour ramasser une poignée de framboises comme disait grand-père !

Akakia

5 Comments:

Anonymous Anonyme
dit :

Le Québec a déjà prouvé depuis des années qu'il était capable de se gouverner. La preuve du bon gouvernement a été faite.

La constitution, c'est l'ensemble des Québécois qui, APRÈS que le pays ait été créé, pourront se réunir et proposer une constitution. Rédiger et adopter une constitution, c'est un geste rassembleur et réunificateur après l'accession au Pays.

Pour les valeurs du pays, regardez autour de vous. Les valeurs du Québec ne changeront pas parce que le Pays sera né.

Pour ce qui est du fonctionnement du gouvernement, c'est le Québec qui le choisira une fois qu'il aura choisi de faire un pays.

Me semble que c'est clair! Ayons confiance en nous, choisissons le pays et décidons entre-nous de ce qu'il sera.

eebee
Montréal

12:19 p.m.  
Anonymous Zach Gebello
dit :

"La constitution, c'est l'ensemble des Québécois qui, APRÈS que le pays ait été créé, pourront se réunir et proposer une constitution. Rédiger et adopter une constitution, c'est un geste rassembleur et réunificateur après l'accession au Pays." (eebee)

Autrement-dit:
Pourquoi faire maintenant ce qu'on peut remettre à plus tard?

Ou:
Faisons le voyage maintenant! Nous-nous occuperons des préparatifs en chemin.

Je vous donnerais pas un poste dans une agence de voyage, eebee. Et encore moins à la tête d'un pays.
Ni à ce Louis Bernard.

1:51 p.m.  
Anonymous Zach Gebello
dit :

Tiens, intruis-toi un peu, eebee;


"La grande question posée à l'unanimité par le Québec tout entier à l'hiver 1995 a pourtant été très claire: advenant la souveraineté, comment fonctionnerait le Québec et comment s'organiseraient ses relations avec le reste du Canada?

C'est en silence que le Québec a à nouveau parlé à l'élection du 26 mars 2007. Il a très bien compris que la réponse à sa question ne lui sera jamais donnée par un Parti québécois en déroute qui continue de naviguer à vue dans la brume épaisse, sans instruments de navigation et de mesure des conséquences de ses rêves."

Ronald Carré, Économiste, membre du CA de l'ASDEQ, Québec, 2 avril 2007

texte complet:
http://www.ledevoir.com/2007/04/04/138166.html

2:56 p.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

Hier encore Sylvain Gaudreault nous parlait de la pédagogie de l'indépendance sur les ondes de CKRS radio. Sommes nous si '' tarés'' qu'on ait besoin d'un cours indépendance 101???? Pour ces gens, la seule explication du refus des Québécois a appuyer leur option est l'ignorance!!!!!

Suis je le seul a trouver que plus le parti Québécois parle d'indépendance et moins ca me tente????

1:27 p.m.  
Anonymous Marie Mance Vallée
dit :

Je vous reproduis ici un extrait d'un article de Denis Monière qui en dit long. Vous retrouverez ce texte de Monière sur www.vigile.net

Vous ferez vos propres conclusions.



(...)Lévesque avait compris

À l’occasion d’une rencontre privée que j’ai eue à Paris avec René Lévesque en 1971, celui-ci, avec une lucidité peut-être prémonitoire, disait que le RIN n’aurait pas dû se saborder parce que, en qualité de chef du PQ, il avait besoin d’un parti indépendantiste pour faire pression sur l’opinion publique, pour faire en quelque sorte le travail de persuasion. La disparition du RIN laissait la gauche de l’échiquier politique vide, ce qui avait pour effet de donner une image trop radicale au Parti québécois, d’autant plus qu’il devait absorber des militants qui étaient beaucoup plus actifs que ne l’étaient les membres des formations politiques traditionnelles.

Le calcul de Lévesque était de confiner les indépendantistes dans les marges du système afin d’avoir les coudées franches pour réaliser une réforme constitutionnelle qui aboutirait aux États associés ou à une nouvelle forme de confédération.(...)

2:30 p.m.  

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