dimanche, mars 18, 2018

L'honneur, ce petit rien du tout qui fait toute la différence et qui, hélas, fait défaut à notre temps !



Winston Churchill, se prêtant de bon gré à un bain de foule à Québec, en 1943. Le Canada était alors appelé à jouer un rôle de premier plan dans ce qui allait devenir le plus grand fait d'armes de l'histoire de l'humanité : le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944.


Dans son discours prononcé le 19 mai 1940 et radiodiffusé à la BBC de Londres alors que la France courbait déjà le dos devant les premiers assauts de l’armée nazie, le premier ministre Winston Churchill, ne perdit pas de temps de son côté pour tracer, d’un trait profond, la distance morale qu’il n’accepterait jamais de franchir malgré la puissance des forces adverses : « Face au péril suprême », dit-il alors, « nous n’hésiterons pas à prendre toutes les mesures, même les plus radicales, pour obtenir de notre peuple la dernière once et le dernier pouce d’effort dont il est capable. Les intérêts de la propriété et les heures de travail ne sont rien, en regard de la lutte pour la vie et pour l’HONNEUR, pour le droit et pour la liberté, à laquelle nous nous sommes consacrées. »

Pendant les quatre années d’enfer qui suivirent le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Pendant ces temps d’incertitudes et de défections, celui qui, par son courage, sa moralité et sa détermination exemplaires, allait devenir la figure historique la plus marquante du XXe siècle, ne fléchira jamais devant l’ampleur du défi. D’un esprit souverain, le plus humain des hommes restera les yeux fixés sur le principe universel justifiant ses décisions, ses gestes et ses appels aux sacrifices dans la perspective de jours meilleurs ! « L’HONNEUR », le mot est récurrent dans tous ses discours. Dans cette nuit de ténèbre dans laquelle a été précipité le monde libre par la lie de l’humanité, Winston Churchill savait trouver, dans cette qualité humaine qui fait toute la différence, toute la lumière qu’il lui fallait pour guider ses pas dans ce chapitre d’histoire : « Nous ne sommes pas entrés en guerre dans un esprit de profit ou d’expansion », dira-t-il deux ans plus tard, au tournant du conflit, « mais seulement pour l’HONNEUR et pour faire notre devoir en défendant le droit. »

Cela dit, je vais probablement vous paraître dépassée, mais je me félicite toujours de faire partie du dernier groupe de résistants et de résistantes qui croient que l’HONNEUR, le courage, la recherche de la vérité et la quête de liberté des individus qui ne va pas sans le souci de s'émanciper au sein de la fraternité, sont encore et pour toujours les seules valeurs universelles qui permettent, aujourd’hui, à l'humanité de justifier encore son existence.
Dans cette époque pourrie que nous traversons, je suis également et farouchement d’avis qu’Il faut être, jusqu’à son trépas, engagé envers sa conscience bien au-delà de ce que la nécessité du corps, l’instinct de survie et le besoin de paraître commandent. Aujourd’hui, la décadence des mœurs politiques et la compromission de nos élites envers les forces de l’argent, nous ont fait décaler l’HONNEUR au rang des valeurs ringardes qui nous recalent à une époque révolue, dépassée. Croire à un tel aboutissement, nous éloigne, au contraire, du grand projet de l’humanité et nous abandonne aux forces vilaines du pouvoir qui ne vit qu’en fonction du pouvoir et pour le profit de celui qui le détient. Le combat de la vie me l'a appris ; l’HONNEUR ne s’obtient jamais au terme d’une soumission ou d’une compromission ; comme la vertu et la dignité qui relèvent d’un code d’éthique régi par une morale souveraine et indéfectible, l’HONNEUR se mérite et ne se quémande pas ! J’aimerais le rappeler à ceux et celles qui ont entrepris de faire peser sur eux et sur elles le poids de notre destinée commune. Arrêtez de nous déshonorer par vos agissements et défections. Reprenez-vous, le temps presse…

Akakia

1 Comments:

Blogger Gérard Rousseau
dit :

Merci pour ce texte qui m'a enchanté, tant ce que nous vivons en France mais aussi dans bien d'autres pays où le pouvoir de l'argent bancaire, qui a remplacé la légitimité de l'argent de production, nous emmène tout droit dans un mur dont je ne sais pas ce qu'il y a derrière. Et je pense que je suis loin d'être seul à avoir ce sentiment pénible.
Merci d'avoir replacé le sens de l'honneur à sa véritable place. J'espère vivement que tu seras entendu...

6:09 p.m.  

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