samedi, décembre 09, 2006

Reconnaissance de la nation québécoise - Ne vous tournez surtout pas du côté des intellos québécois pour vous faire une idée...

« Au moment où la population se dit massivement d’accord avec la reconnaissance de la « nation québécoise » (70 % selon le dernier sondage CROP)» , écrit Antoine Robitaille dans Le Devoir du 7 décembre, nos chers intellos de la nation civique et inclusive (sic) continuent de fendre les poils de grenouilles en quatre pour tâcher de comprendre ce qu'ils sont les seuls à ne point avoir compris !

L'un d'eux, l’historien Jocelyn Létourneau, qui s'autoproclame émule de la « rigueur analytique » face à un espace public livré aux opinions », a alors tenté de faire comprendre à ses interlocuteurs abscons qu'il fallait envisager le terme « nation » « dans sa définition la plus large », c'est-à-dire... « détaché d’une perspective prescriptive », et qu'il fallait comprendre que « cette société n’existe pas comme nation, du moins pas encore, puisque tous les membres ne s’y « reconnaissent pas ». Ce qui contraignit mortellement le sociologue dumontiste Jean-Jacques Simard qui jugeait, pour sa part, « que le Québec consistait plutôt en une « société globale ».

J'abandonne ! Si vous avez compris quelque chose à ce charivari d'intellos à la con, faites-moi signe et expliquez-moi je vous prie ! Ça se peut tout simplement pas ! Il n'y a vraiment rien qu'ici, au Québec et au Canada, où cette sorte de discussion sur le sexe des anges peut encore se faire sans que ceux qui y participent comprennent qu'ils sombrent dans le ridicule et le pathétique.

Pourtant pas si compliqué : Nation = « Groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité (historique, sociale, culturelle) et la volonté de vivre en commun ». Cf., Le Petit Robert, Paris, 2001, p. 1652.

Tout est là. Comment peut-on perdre son temps et divaguer à ce point ?! On en dira ce qu'on voudra, c'est cela, la définition du Petit Robert, qui a été reconnue par le Parlement Harper. Le libelle que le Parlement canadien y a attaché ne concerne que ce Parlement. Le fait est tout ce qu'il y a de plus simple : le Québec est une Nation, au sens propre et figuré. Et il n'incombe à personne d'autres que ceux et celles qui partagent cet univers politique spécifique (car c'est de politique qu'il s'agit lorsqu'on traite de nation) d'affirmer ce qu'ils sont et de se définir comme ils entendent être définis. Les autres nous regardent de la manière qu'on veut qu'ils nous regardent. Et, dans ce cas-ci, nous avons l'air à une belle bande d'idiots...

Russel

3 Comments:

Anonymous Richard Harvey
dit :

Cher ami, les divaguations et les tergiversations sempiternelles de l'élite intellectuelle du Québec n'étonnent plus personne et je pense sincèrement depuis longtemps qu'elles ne valent plus la peine d'être commentées. Ce qu'il y a de nouveau dans le discours actuel sur la nation c'est que certains parmi nos intellectuels et universitaires notoires comme peut l'être notre ami commun Gérad Bouchard par exemple, se cherchent désormais une conscience tout court, à défaut d'avoir une conscience réelle de la nation.

Comme le disait Claude Charron avec beaucoup d'à propos au lendemain du fameux vote sur la reconnaissance de la nation québécoise et tout le veaudeville qui l'a précédé. Il n'y a décidément QUE ce peuple (québécois) qui peut se permettre de célébrer sa reconnaissance dans l'indifférence la plus totale(!).

Que l'intelligentsia québécoise se cherche un sexe n'est pas un phénomène nouveau. Après Fernand Dumont les inntellos d'ici se sont fait des dans creuses à casser du sucre sur le dos des morts! C'est bien le bilan de la "pensée" au Québec ces années-ci.

Commentaire sans rapport particulier: L'élection de Stéphane Dion me satisfait. Pour une fois les "faiseurs d'images " ont perdus le momentum. L'homme n'a pas de charisme?...qu'à cela ne tienne il possède un atout que peu de politiciens possèdent...il est capable d'UNE PENSÉE COHÉRENTE ET RIGOUREUSE. Je lui prédit un brillant règne comme premier ministre...à coup sûr. N'en déplaise aux "défaiseurs d'images"!

4:26 p.m.  
Anonymous Marie Mance Vallée
dit :

À la fin de la décennie 80, j'ai été responsable d'un programme d'assistance financière du gouvernement du Québec et ce, en région.

Mon supérieur hiérarchique m'informe qu'il me téléphonera à tous les vendredis à 16 heures trente, afin de connaître le nombre de dossiers traités dans la semaine et le nombre total de dossiers à traiter.

Voici ce qu'il me dit: « De grâce madame Vallée, n'allez pas me donner mille explications dans le genre «considérant que..., pour tenir compte de... et autre langage incompréhensible qui fera que je ne m'y retrouverai plus et que je devrai analyser moi-même votre propos avant de remettre l'état de situation au sous-ministre et au ministre. Les fonctionnaires qui nous viennent de l'ÉNAP et des universités québécoise sont des spécialistes pour tout embrouiller. Je veux que vous me fassiez un état de situation en deux points. Ni plus, ni moins.»

Et nous étions en 1989... C'est vous dire...

Marie Mance Vallée

9:23 a.m.  
Anonymous Anonyme
dit :

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

4:03 p.m.  

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